Agrivoltaïsme : "pas de raz-de-marée" selon une étude de la FFPA
La Fédération Française des Producteurs Agrivoltaïques (FFPA) a publié son Baromètre de l’agrivoltaïsme en France, une étude menée auprès de 850 exploitations fin 2025 sur ce qui motive ou freine les projets agrivoltaïques. Les contraintes techniques, administratives et territoriales restent fortes.
La Fédération Française des Producteurs Agrivoltaïques (FFPA) a publié son Baromètre de l’agrivoltaïsme en France, une étude menée auprès de 850 exploitations fin 2025 sur ce qui motive ou freine les projets agrivoltaïques. Les contraintes techniques, administratives et territoriales restent fortes.
L’agrivoltaïsme ne représenterait pas « un raz-de-marée » en France. C’est l’une des constats du Baromètre de l’agrivoltaïsme publié par la Fédération Française des Producteurs Agrivoltaïques (FFPA). Créée par des agriculteurs, la FFPA rassemble les acteurs du secteur (agriculteurs, associations, développeurs, bureaux d’études) et accompagne les porteurs de projets.
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Son baromètre vise à dresser un état des lieux de l’agrivoltaïsme en France, en analysant les motivations et les freins rencontrés dans les projets. L’étude s’appuie également sur les témoignages de trois exploitants engagés dans cette démarche, dont un céréalier-éleveur ovin de l’Yonne.
Un levier de diversification du revenu
Majoritairement en polyculture-élevage, les 850 exploitations interrogées ont toutes été approchées par un projet agrivoltaïque ou en développent déjà un.
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Il ressort de l’étude que les projets agrivoltaïques seraient une clé de pérennisation économique des exploitations. La diversification des revenus est le principal objectif cité par les agriculteurs engagés dans l’agrivoltaïsme.
Des freins encore importants
Mais sauter le pas d’un projet agrivoltaïque n’est pas si simple. Ainsi, seuls 26% des agriculteurs approchés par un projet agrivoltaïque s’y sont engagés. Les freins sont d’abord techniques pour 35 % des répondants, liés aux contraintes d’installation, à l’adaptation aux pratiques agricoles, au raccordement ou à l’entretien des équipements.
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L’acceptabilité sociale et environnementale constitue un autre obstacle, en raison des impacts paysagers et des réticences de certaines collectivités ou associations. Les freins économiques sont peu cités (8 %), tandis que la lourdeur des démarches administratives et techniques continue de décourager une partie des porteurs de projet.