COT'Hebdo Oléoprotéagineux et coproduits
Marché des oléagineux et coproduits du 18 au 25 février 2026 - Le prix du colza français est repassé sous la barre des 490 €/t
L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole) et des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) sur le marché physique français entre le 18 et le 25 février 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole) et des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) sur le marché physique français entre le 18 et le 25 février 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les cours du colza ont reculé de 4,50 €/t sur l’échéance mai sur le marché à terme européen Euronext, à 483 €/t, et sur la période avril-juin en FOB Moselle, sa place de référence sur le marché physique français, à 487 €/t, entre le 18 et le 25 février 2026. À l’image des semaines précédentes, l’activité est très calme sur l’actuelle et la prochaine campagne. L’écart moyen de prix entre l’actuelle et la prochaine campagne est compris entre -11 €/t et -22 €/t selon les places de marché. Les inondations historiques dans l’ouest de la France, qui s’estompent, font craindre la perte de parcelles, avec de potentiels ressemis.
Les prix du tournesol sur marché physique français se sont également repliés, de manière plus marquée, perdant 15 €/t à 635 €/t sur la période avril-juin en rendu Saint-Nazaire, sa place de référence. L’écart moyen de prix entre l’actuelle et la prochaine campagne s’élève entre -60 €/t et -85 €/t en qualité linoléique et entre -100 €/t et -105 €/t en qualité oléique. Le marché est au point mort. Les semis pour la récolte 2026 sont attendus en hausse par rapport à ceux de la récolte 2025, au vu du niveau de prix actuel.
Les cotations du soja tricolore sont nominalement reconduites le Sud-Est mais ont progressé de 5 €/t dans le Nord-Est, alors que la graine oléagineuse a progressé de 5 €/t dans le Sud-Ouest. Les acheteurs sont prêts à payer un peu plus car le tourteau de soja ayant un peu renchéri, ils peuvent mieux valoriser leurs produits de trituration.
En lin oléagineux, la graine nationale en départ Centre à destination de l’alimentation animale a progressé de 25 €/t, sur la base d'affaires traitées.
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Aux États-Unis, le cours du soja sur le CBOT a bien grimpé, gagnant 14,75 cts$/boisseau à 1 148,25 cts$/boisseau sur l’échéance mars. Les cours du soja ont surtout été pénalisés par la décision de la Cour suprême des Etats-Unis d’invalider certains droits de douane mis en place par l’administration Trump, les acteurs du marché s’interrogeant sur la validité des accords commerciaux passés entre Washington et ses partenaires, notamment la Chine. L’USDA prévoit une augmentation de 3,8 millions d’acres des plantations nationales de soja en 2026, à 85 millions d’acres.
Au Brésil, si la qualité de la récolte de soja dans le Mato Grosso s’améliore, les rendements s’érodent en raison du manque d’ensoleillement dans le nord de la région, selon un analyste brésilien. Le consultant en culture Dr Michael Cordonnier a ainsi réduit son estimation de la production de soja brésilien d’un million de tonnes à 178 Mt. Reste que l’origine brésilienne demeure la moins cher du marché.
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S'agissant du canola canadien, les cours à Winnipeg ont suivi une tendance haussière ces sept derniers jours, grimpant de 9,50 dollars canadiens la tonne sur l'échéance mars. Les opérateurs espèrent de nouveaux débouchés vers l’Inde et le Japon, après la visite du Premier ministre canadien qui souhaite limiter la dépendance du Canada vis-à-vis des Etats-Unis et de la Chine. Les stocks de fin de campagne de 2025-2026 ont été ajustés par Agriculture et Agroalimentaire Canada à 2,760 Mt, contre 2,765 Mt précédemment.
Concernant l'huile palme malaisienne, les cours à Kuala Lumpur ont gagné du terrain sur la semaine (+5 ringgits de la tonne sur l'échéance février). Les traders internationaux reviennent sur le marché après les festivités du Nouvel An lunaire. Les chiffres à l’exportation en février sont attendus en baisse d'un mois sur l'autre. Selon un rapport de Maximize Market Research, le marché de l’huile de palme atteindra 105,15 milliards de dollars (Md$) d’ici 2032 (contre 77,42 Md$ en 2025), avec une croissance à un taux de croissance annuel composé de 4,47 %.
Karine Floquet
Protéagineux
Tendance baissière
Le marché est inactif, en cette semaine du 18 au 25 février 2026, en pois et en féverole fourragers départ Marne mais il y a encore de la marchandise à vendre en pois fourrager.
Les prix de ce dernier suivent une tendance baissière, perdant 5 €/t en départ Marne, sa place de référence.
Tourteaux
Prix en progression en colza et tournesol
Les prix des tourteaux de soja sur le marché physique français ont évolué irrégulièrement sur la semaine du 18 au 25 février 2026, entre -8 €/t et +9 €/t en fonction des places et des périodes. Les cours du tourteau de soja sur le marché à terme du CBOT ont progressé, gagnant 14,40 $/t sur l’échéance mars d’une semaine sur l’autre.
La prime du tourteau de soja non OGM a nettement reculé sur la rapproché (entre -5 €/t et -11 €/t selon la période). Elle s’établit maintenant à titre indicatif à 106 €/t sur la période des 2 de février, 109 €/t sur avril, 127 €/t sur les 3 de mai et 130 €/t sur les 3 d’août. La prime pour le tourteau de soja mass balance est inchangée, comprise à titre indicatif entre 3 et 4 €/t.
Les cotations des tourteaux de colza en France ont suivi une légère tendance haussière, entre 0 €/t et + 1 €/t sur la semaine du 18 au 25 février 2026. Celles en tournesol ont fait de même, évoluant entre 0 €/t et + 3 €/t.
Sur le marché physique français, l’activité en tourteau de soja est à l’arrêt au vu du renchérissement du complexe soja états-unien (achats chinois attendus). En colza et tournesol, le marché est également très calme.
Huiles
Marché français calme
Les prix de l'huile de colza en départ Rouen ont progressé entre le 18 et le 25 février 2026, gagnant entre +3 €/t, ceux en tournesol en départ Dunkerque ont perdu 4 €/t et ceux en soja en départ Brest 15 €/t. L'huile de palme raffinée en franco Bretagne n’a pas évolué, tandis que celle de coprah en Franco Bretagne ont nettement reculé, de -20 €/t.
L'activité sur le marché physique français est calme, les acheteurs attendant des prix plus en adéquation avec leurs objectifs.
Sur les ports nord-européens, les cours des huiles végétales ont progressé sur le rapproché en soja, entre +5 €/t et +10 €/t, tandis que ceux de l’huile de tournesol a reculé entre -20 €/t et -25 €/t et que ceux de l’huile de colza n’ont pas évolué.
L'huile de soja sur le CBOT a renchéri, gagnant 1,67 cts$ la livre sur l'échéance mars, sur la semaine.
Issues de meunerie
Tendance baissière
Les prix des issues de meunerie en départ Île-de-France n'ont évolué irrégulièrement entre le 17 et le 24 février 2026. Le son fin pellet et la farine basse se sont dépréciés de 5 €/t. Les cotations des autres coproduits minotiers n'ont pas bougé. Il s'agit de réajustements tarifaires en lien avec le rééquilibrage de l'offre et de la demande.
En Bretagne, les prix du son fin farine n'ont pas évolué entre le 18 et le 25 février 2026, sur un marché calme. En Isère, les cotations du son fin farine ont perdu 2 €/t d’une semaine sur l’autre, sans affaire traitée. Sur Marseille et Toulouse, les prix du son fin n’ont pas évolué : le marché est très calme, avec des acheteurs espagnols de moins en moins présents et une offre peu importante.
Coproduits de l'amidonnerie
Cours contrastés en drêche de maïs
La drêche de blé n'est pas cotée en cette semaine du 18 au 25 février. Les cours de la drêche de maïs ont évolué de façon contrastée en fonction des places de marché (entre -2 €/t et +10 €/t). Globalement, ils s'apprécient à Gand, mais se déprécient à Saint-Malo et Brest. Les drêches ont été peu travaillées cette semaine.
Le corn gluten feed n'est pas coté en cette semaine du 18 au 25 février.
Coproduits laitiers
Tendance haussière à court terme
Les cotations de la poudre de lait et de la poudre de lactosérum pour l'alimentation animale sur le disponible en vrac sont nominalement reconduites entre le 19 et le 26 février 2026, aucune nouvelle affaire n'ayant été traitée.
La tendance est haussière sur le marché néerlandais sur le deuxième trimestre 2026, de façon plus marquée en poudre de lactosérum qu'en poudre de lait.
Produits déshydratés
Renchérissement en luzerne
Le prix de la luzerne déshydratée sur le marché physique français s'est replié de 5 €/t entre le 18 et le 25 février 2026. On arrive en fin de campagne avec des disponibilités qui se réduisent. Par ailleurs, l'exécution est assez dynamique, comme pendant toute la campagne.
La pulpe de betterave déshydratée est quant à elle non cotée, faute d'affaire en première main.
Pailles et fourrages
Prix nominalement reconduits
Les prix de la paille de blé et d'orge n'ont pas évolué en départ Nord-Est, entre le 18 et le 25 février 2026. La demande à l’export est faible mais régulière.
En foin de Crau, les cotations commerciales sont stables avec une activité toujours calme. On notera l'absence de changement tarifaire du côté du Comité de Foin de Crau, pour les prix de février par rapport à ceux de janvier.
La rédaction
À surveiller
Soja
- Acheminement vers les ports de la récolte brésilienne.
- Quid de la qualité de la récolte brésilienne (grains germés).
- Conséquence des pluies sur les cultures en Argentine.
- La compétitivité des États-Unis face à l’Amérique du Sud sur la Chine.
Colza
- Conséquence des inondations sur les cultures en France.
- Conditions de cultures sur le pourtour de la mer Noire.
- Le rythme de la trituration en Europe.
- La reprise des importations de canola canadien et australien par la Chine.
Tournesol
- Effets des frappes russes sur les sites de trituration en Ukraine.
- Évolution des prix en Ukraine, avec le redémarrage de la trituration.
Karine Floquet