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Marché des céréales et du sucre du 19 au 26 août 2026 - Les cours du blé tendre poursuivent leur hausse d’une semaine sur l’autre, avec une possible aggravation du conflit russo-ukrainien

​​​​​​L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 19 et le 26 août 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.

<em class="placeholder">Image générée par l&#039;IA, avec épis de maïs et de blé sur fond de courbes d&#039;évolution.</em>
© © Généré par l'IA

Le cours du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, a encore gagné du terrain entre le 19 et le 26 août 2026 : + 9,5 €/t, à 244,50 €/t sur la période octobre décembre, dans le sillage du marché à terme européen (hausse des contrats à terme indexés septembre et décembre 2026). La période août-septembre 2026 ne marque plus de prix sur la référence Rouen depuis quelques semaines. Sur Euronext, le contrat blé a gagné 8,75 €/t sur l’échéance de septembre 2026, à 236 €/t, et 8,50 €/t sur celle de décembre 2026, à 245,25 €/t. Sur le Cbot, les cours ont clôturé aussi en très forte hausse : + 50,25 cts$/boisseau sur l’échéance de septembre 2026, à 730,50 cts$/boisseau, et + 50,75 cts$/boisseau sur celle de décembre, à 748,25 cts$/boisseau.

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Des déclarations du président de la Russie, ce mercredi 26 août, sur une possible aggravation des frappes russes sur l’Ukraine et sur l’échec des négociations en cours, y compris sur le fait de ne pas viser les navires et les infrastructures de commerce en Ukraine, ont fait bondir les marchés de grains, notamment outre-Atlantique. Plus de cargaisons et de bateaux détruits et plus d’infrastructures à réparer (on parle d’un à quatre mois pour réparer celles de Novorossyisk) signifient encore plus de problèmes de logistiques pour sortir les grains issus de la récolte 2026 depuis la zone mer Noire.

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Les marchés physiques hexagonaux demeurent calmes en termes d’activité, malgré les retours de congés. « Les meuniers sont tétanisés par les soubresauts du marché à terme », rapporte un opérateur et « les fabricants d’aliments pour animaux tentent de s’adapter aux prix élevés et aux volumes disponibles ». « On cherche les vendeurs plus que les acheteurs », conclut un autre acteur. Les Espagnols et les Italiens n’ont aucun intérêt à se positionner sur l’offre française.

Frets fluviaux : les niveaux d’eau remontent sur le Rhin et la Moselle

Les prix de base du fret fluvial en France n’ont pas évolué en cette semaine du 19 au 26 août. Si les niveaux de la Moselle et du Rhin ont remonté sur la période à la faveur des récentes précipitations, celui du Danube continue de baisser. Dans ce contexte, la navigation reprend progressivement sur les cours d’eau dans l’est de la France. Sur le bassin de la Seine, les arrivées de grains sur le port de Rouen sont fortement limitées, en fonction de la place qui se libère, ou pas, dans les terminaux céréaliers. On devrait revenir à une activité normale sur la deuxième quinzaine de septembre. Sur l’intracommunautaire, l’activité est traditionnellement faible en août et septembre.

Maïs

Un marché encore en hausse

Sur sa place de référence sur le marché physique français (rendu Bordeaux), le prix du maïs a progressé de 5 €/t sur l’échéance d’octobre-décembre 2026, à 264,50 €/t, pour la semaine allant du 19 au 26 août 2026. Sur le Cbot, le prix du maïs a gagné 41 cts$/boisseau sur l’échéance septembre 2026, à 514 cts/boisseau. Il cote 536,50 cts$/boisseau pour l’échéance décembre 2026, en très forte hausse également. Les opérateurs en France et en Europe intègrent progressivement l’aspect rareté de l’offre en maïs non OGM dans l’UE et se préparent à des importations conséquentes. Les origines Ukraine mais aussi Roumanie et Pologne (on attend une grosse récolte dans ce pays) pourraient être mises à contribution. En France, l’AGPM alerte sur une production nationale de maïs grain qui pourrait tomber à 7,5 millions de tonnes en 2026.

​​​​​​Orges

Un prix en progression

En orge fourragère, les prix sur le marché physique français ont augmenté de 12 €/t à 229 €/t sur la période octobre-décembre 2026 en rendu Rouen, sa place de référence, entre le 19 et le 26 août 2026. L’orge se situe à un prix inférieur au blé mais reste trop cher pour que le taux d’incorporation soit très élevé en nutrition animale. Les primes augmentent sur le portuaire.

Orge de brasserie

Renchérissement des variétés d’hiver dans le sillage de l’orge fourragère

Sur le marché physique français, les cotations de l’orge de brasserie ont évolué de façon contrastée, entre -1,50 €/t et + 6 €/t selon les récoltes (2026 ou 2027) et les variétés (hiver ou printemps), entre le 19 et le 26 août. Acheteurs et vendeurs sont revenus au marché, mais les affaires traitées sont peu nombreuses.

​​​Blé dur

Un marché de nouveau coté

Le blé dur est de nouveau coté cette semaine sur un marché qui se réveille doucement. L’activité commerciale demeure très calme pour le moment.

Céréales secondaires

Marché haussier

Les cours de l’avoine blanche, de l’avoine noire et du triticale suivent une tendance haussière. En départ Marne, les prix des avoines ont progressé de 5 €/t à 190 €/t. En départ Allier, la cotation du triticale a grimpé de 3 €/t à 210 €/t.

​​​​Sucre

Les cours du sucre poursuivent leur hausse sur les marchés internationaux

Le prix du sucre brut a progressé de 0,70 cts$/livre pour la semaine allant du 17 au 24 août 2026, passant de 17,44 cts$/livre à 18,14 cts$/livre (au-dessus des 18 cts$/livre, un plus haut plus atteint depuis plus d’un an). Celui du sucre raffiné a aussi progressé, de façon plus significative : + 13,60 $/t, à 534,65 $/t (avec un plus haut proche de 550 $/t pendant la semaine référencée).

C’est l’Inde qui a fait le marché cette semaine avec des informations concernant la nécessité, et la capacité, à importer du sucre pendant le mois d’octobre (mois de préparation des fêtes de Diwali qui ont lieu en novembre) mais aussi par une communication de la part des industriels du secteur dans le pays pour affirmer qu’il n’y avait pas de problème d’offre pour répondre aux besoins de cette période de fêtes à venir. L’Association indienne des fabricants de sucre a aussi rassuré le marché en publiant un chiffre de 1 Mt de production pour le seul mois d’octobre dans le pays contre 300 000 à 400 000 t en routine sur les autres mois. Mais l’idée que l’Inde puisse importer du sucre, même de façon ponctuelle, alors qu’elle est traditionnellement un pays exportateur de cette denrée, a surpris sur le marché. Il n’en reste pas moins vrai que les acteurs de ce marché s’attendent à une production mondiale globale en retrait par rapport à l’an passé.

À SURVEILLER

Blé tendre

  • Impact d’une aggravation des frappes russes en Ukraine sur la logistique en zone mer Noire.
  • Progression de la récolte de printemps aux États-Unis.
  • Météorologie et préparation des semis d’hiver outre-Atlantique.
  • Embarquements grand export de la France.
  • Évolution du cours du pétrole.

Maïs

  • Évolution du coût des intrants (carburant, engrais) avec la guerre au Moyen-Orient.
  • Quid de la récolte dans l’hémisphère nord.
  • Quelles importations en non OGM dans l’UE.
  • Évolution des cahiers des charges par les utilisateurs en France.
  • Différentiel de prix entre les maïs communautaires et les autres.

Orge

  • Évolution des primes portuaires.
  • Demande par les entreprises de nutrition animale.
  • Compétitivité, ou pas, de l’orge française.

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