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Les concessionnaires entrevoient le bout du tunnel

Le Sedima rassure sur le moral des distributeurs de matériels et d'équipements agricoles, qui s'améliore au second semestre 2017.

Pierre Prim, Président du Sedima et Anne Fradier, Secrétaire Général.
© M. Portier

Le moral des distributeurs de matériels et d’équipements agricoles s’améliore fortement au second semestre 2017 selon l’enquête de conjoncture économique réalisée par le Sedima (Syndicat des entreprises de services et de distribution du machinisme agricole). Cette tendance générale doit être nuancée selon les productions ; l’élevage et la polyculture se rétablissent plus rapidement que les grandes cultures, pendant que la viticulture chute après le gel du printemps 2017. Certaines régions sont à la peine comme la Champagne-Ardenne, les départements méditerranéens et le Poitou-Charentes. Globalement les marges restent en recul. Les distributeurs s’interrogent sur les moyens pour obtenir une meilleure répartition de la valeur ajoutée. Leurs questionnements sont dirigés vers les constructeurs. Malgré cette conjoncture convalescente, le secteur génère des emplois. Mais les entreprises ont toujours des difficultés pour recruter ; la principale raison avancée reste le manque d’attractivité des métiers du machinisme. La distribution tire le signal d’alarme au sujet des locations de machines avec option d’achat. Trop souvent, la valeur résiduelle est en décalage avec les engagements pris à l’ouverture des contrats. Une modulation en fonction de critères objectifs comme la présence d’options, le nombres d’heures d’utilisation et l’usure est recherchée pour déterminer la réelle valeur du matériel d’occasion. Enfin le Sedima a construit une solution destinée à ses adhérents après la fermeture du service immatriculation des préfectures en 2017. Les distributeurs ont la possibilité de se faire habiliter et agréer pour immatriculer « l’ensemble des matériels agricoles via la solution concentrateur ».

 

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