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Pour les pieds des vaches, rien de tel qu’un peu de pâturage

Les vaches en bâtiment tirent bénéfice d'un pâturage, même limité. Un effet positif sur leurs pieds a été observé dans le cadre d'une étude menée par l’Institut polytechnique LaSalle Beauvais et l’Isa de Lille.

Les vaches ayant accès au pâturage sont significativement moins boiteuses que les vaches en zéro pâturage.
Les vaches ayant accès au pâturage sont significativement moins boiteuses que les vaches en zéro pâturage.
© J.-C. Gutner

L’accès au pâturage, même limité, influence-t-il le bien-être des vaches en logettes avec des couloirs en béton plein ? C’est à cette question qu’a répondu l’étude menée sur cinq ans par LaSalle Beauvais et l’Isa de Lille, sur l’exploitation laitière de l’Institut polytechnique LaSalle Beauvais — deux troupeaux composés de 35 à 40 vaches, sous un même toit, traits par un même robot, l’un ayant un accès au pâturage (les vaches peuvent sortir après avoir été traites), l’autre restant tout le temps en bâtiment.
Les vaches ayant accès au pâturage (P) ont été significativement moins boiteuses pendant la période estivale que pendant la période hivernale. Elles ont aussi été significativement moins boiteuses que les vaches en zéro pâturage (ZP), quelle que soit la période de l’année. « Ce qui sous-entend un effet positif sur les pieds qui dure dans le temps », souligne Dorothée Bizeray-Filoche, de l’Institut polytechnique LaSalle Beauvais.


5 hectares pour 35 à 40 vaches pendant six mois


Les vaches du troupeau P ont accès au pâturage pendant six mois, sur cinq hectares en
pâturage tournant. « Ainsi, même sur un pâturage « de complément » limité en surface et en temps, l’effet sur le bien-être des vaches est intéressant », ajoute Dorothée Bizeray-Filoche. « Coupler le pâturage avec une traite robotisée est donc non seulement possible, comme l’ont déjà montré plusieurs études, mais aussi recommandé pour la santé des pieds des vaches laitières. » D’autres critères ont été analysés au cours de cette étude. La note d’état corporel tend à être plus élevée pour les vaches en zéro pâturage que pour les vaches ayant un accès au pâturage, mais cette différence n’est pas significative. Sur les critères propreté, peur de l’homme, tarsites et abcès, aucune différence n’a été constatée entre les deux troupeaux.

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