Aller au contenu principal

Pacifica lance son contrat d’assurance prairies

La fi liale dommages de Crédit Agricole assurances commercialise à partir du 15 juin un contrat d’assurance des prairies. Construit avec Airbus Defence and Space, il se base sur un indice de production fourragère, établi à partir de mesures réalisées par satellite.

Un indice de production fourragère a été développé par Airbus DS et Pacifica à partir de mesures réalisées par satellite.
Un indice de production fourragère a été développé par Airbus DS et Pacifica à partir de mesures réalisées par satellite.
© CNES 2012-DISTRIBUTION AIRBUS DS

Pour l’assurance des prairies dont la production n’est pas commercialisée, il est impossible de pratiquer de façon classique par passage d’un expert. C’est la numérisation qui apporte la solution. Un indice de production fourragère a ainsi été développé par Airbus DS et Pacifi ca à partir de mesures réalisées par satellite. « La corrélation entre cet indice et la pousse réelle a été scientifiquement établie par cinq années de recherche. Nous l’avons testé en conditions réelles et nous sommes sûrs de sa fi abilité, annonce Thierry Langreney, directeur général de Pacifica. Dès l’automne 2015, nous mettons d’ailleurs gracieusement l’indice de production fourragère à disposition du monde agricole à l’échelle de la petite région fourragère. »

Baisse de rendement par rapport aux années précédentes

À partir de cet indice a été construit un contrat d’assurance pour les prairies. Pacifica assure la baisse de rendement des prairies de l’exploitation par rapport au rendement moyen des années précédentes. L’indice de production fourragère est en effet comparé à la moyenne de ceux des cinq dernières années, desquelles sont retirées les données de l’année la plus productive et de l’année la moins productive (moyenne réalisée donc sur trois années). Toutes les parcelles de prairies de l’exploitation doivent être engagées. Sont éligibles les prairies naturelles, les prairies temporaires, les légumineuses fourragères, les landes, les alpages, les estives et les parcours.

L’éleveur choisit pour son contrat un niveau de garantie et un niveau de franchise, desquels découlera le coût de l’assurance. Le niveau de garantie peut varier de 600 à 1 050 euros par hectare. Il permet par ce biais de s’adapter à la valeur du fourrage et doit refléter les besoins en trésorerie pour acheter des aliments de remplacement. Pacifica a estimé à 150 euros le coût de remplacement d’une tonne de matière sèche non récoltée par des aliments de substitution (paille, céréales, tourteaux) en situation de marché tendu pour cause de sécheresse. Le niveau de franchise...

Retrouver le suite de l'article dans le numéro 292 page 74.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Jean-Baptiste Decheppe. "Avant, on distribuait la ration le matin. Le problème, c'est que quand arrivait le soir, non seulement la ration était déconcentrée car les vaches avaient trié toute la journée, et en plus elles n’avaient pas forcément toujours suffisamment à manger durant la nuit. " © DR
« En distribuant la ration le soir, les bouses sont beaucoup plus homogènes »
Distribuer la ration le soir a eu un impact positif sur le troupeau. Jean-Baptiste Decheppe, éleveur dans le sud de la Meuse, en…
Ludovic Ménoret préfère se concentrer sur la production de lait plutôt que sur les cultures. © V. Bargain
« Seul sur mon exploitation laitière, je délègue tous les travaux de culture »
Installé en 2016, Ludovic Ménoret a choisi de déléguer presque tous les travaux des champs. Un fonctionnement qui permet de…
Les quatre associés du Gaec des Sources. « L’empreinte carbone nous servira d’indicateur dans l’amélioration de nos pratiques. » © E. Bignon
"Notre exploitation laitière va vendre des crédits carbone"
Commercialiser leur réduction d’émission de gaz à effet de serre sur le marché volontaire des crédits carbone : c’est ce que le…
400 vaches mortes : les éleveurs laitiers victimes des éoliennes attendent un ultime rapport
En Loire-Atlantique, deux élevages accusent les éoliennes toutes proches d’entraîner de graves troubles sur leurs animaux. Une…
Plan protéines : les aides à l’équipement victimes de leur succès
Grandes Cultures
En 48 heures, FranceAgriMer a enregistré 4 000 dossiers de demandes de subventions pour l’aide à l’investissement matériel dans…
Jonathan Karcher, Gilles Urban et Gaëtan Karcher, associés du Gaec Hohrain depuis 2016. © C. Reibel
« Le lait de pâturage est un plus pour le bien-être de nos animaux comme pour nous »
Au Gaec Hohrain, à Mietesheim dans le nord du Bas-Rhin, Gilles Urban, Jonathan et Gaëtan Karcher ont saisi au bond en 2017 la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière