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Les conversions bio ont triplé en 2015

Le Cniel a recensé 145 producteurs de lait démarrant leur conversion bio en 2015. Ils sont 524 à s'être engagés entre novembre 2015 et mai 2016.

La demande en produits bio est toujours dynamique et la pression sur les prix reste forte.
© J.-C. Gutner/archives

Le rythme des conversions à la bio a été frénétique en 2015 et sur le premier semestre 2016. Le Cniel montre que les conversions ont triplé en 2015, passant de 48 en 2014 à 145 producteurs nouvellement engagés. "De novembre 2015 à mai 2016, nous dénombrons 524 conversions engagées, pour 203,2 millions de litres", a ajouté Paul Zindy, lors d'une conférence au Space. Depuis le mois de juin, le rythme des conversions s'est calmé.

Avec toutes ces conversions, "cela fait un potentiel de collecte pour 2018 d'environ 800 millions de litres de lait bio. Par comparaison, en 2015, la collecte de lait bio était de 550 millions de litres", a précisé Paul Zindy. La collecte bio française a doublé en cinq ans, et cette dynamique devrait se maintenir. En 2015, la collecte a atteint 571,3 millions de litres (2,3% de la collecte nationale), auprès de 2 170 exploitations laitières biologiques.

Lactalis, Biolait et Eurial, intervenants lors de la conférence du Space, ont indiqué maintenir pour l'instant la prime à la conversion de 30 euros/1000 l. "D'ici la fin de l'année, la coopérative Eurial verra si elle arrête ou poursuit la prime. La décision dépendra de l'adéquation offre-demande", a précisé Bruno Pinel, éleveur Eurial. 

Une hausse de la collecte en Europe

"Dans les autres pays européens, on observe aussi une hausse de la collecte de lait bio. En Allemagne, elle était de +4% en 2015, et de +11% sur les six premiers mois 2016. Sur le premier semestre 2016, la hausse de collecte est de +5% en France, +13% au Danemark, +8% en Autriche...", développe Paul Zindy.

Côte consommation, les ventes en volume continuent d'augmenter : +7,6% en 2015 par rapport à 2014. Par contre, les prix de vente aux consommateurs repartent à la baisse en 2015 après une année 2014 plutôt stable (source Cniel). "Cela me gêne de voir la grande distribution communiquer sur du bio pas cher. Il faut poursuivre les innovations pour défendre la valorisation du lait bio", a témoigné Gérard Maréchal, directeur des approvisionnements Lactalis.

En 2015, 17% du lait bio français a été déclassé en conventionnel. "Ce taux a été quasiment divisé par deux entre 2014 et 2015, sans doute en lien avec la très forte demande en produits laitiers bio", estime Paul Zindy.

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