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Le stress thermique plombe la fertilité de 10 points

© C. Pruilh

La baisse des performances de reproduction des vaches laitières liée au stress thermique a été décrite dans différents pays européens comme l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie. En revanche, « pratiquement aucune donnée n’a été publiée en France », constate Nicole Hagen, de l’École nationale vétérinaire de Toulouse. D’où l’idée d’analyser les résultats d’insémination de 533 500 Prim’Holstein issues des données compilées entre 2001 et 2010 par la coopérative d’insémination Coopelso. Cette dernière est basée dans le Sud-Ouest, une région caractérisée par un climat tempéré et des étés chauds.

Une fertilité minimale en août et en septembre

Il en ressort notamment que « les taux de non-retour après une première insémination (IA1) chez les vaches Holstein varient en moyenne de 52 % en été contre 62 % en hiver ». Précisons que ces taux de non-retour surestiment la réussite en IA1. « Une valeur minimale de 49 % a même été observée lors de la canicule d’août 2003 », indique Nicole Hagen, en charge de la présentation de l’étude (1) aux Journées 3 R 2016. Les mois d’août et de septembre s’avèrent particulièrement défavorables à la fertilité. Malheureusement « en France, les stratégies pour lutter contre le stress thermique sont peu développées, alors qu’elles sont essentielles pour limiter ses effets négatifs sur la santé, le bien-être et les performances des animaux », rappelle Nicole Hagen.

(1) Étude réalisée par l’ENVT, Ceva santé animale, Coopelso et l’Inra.

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