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La FNPL craint une déstabilisation de la filière par le Brexit

Un salon de l'agriculture 2019  "moins anxiogène" que les précédents au niveau des négociations commerciales, mais avec une grosse crainte par rapport au Brexit.  

© D.R.

« Le Brexit pourrait avoir autant d’effets sur les marchés que l’embargo russe », a affirmé Thierry Roquefeuil , président de la FNPL lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture le lundi 25 février. Les propos tenus par le directeur général de la santé à Bruxelles vendredi ne sont pas pour le rassurer, même si le commissaire à l’agriculture Phil Hogan ne les a pas confirmés : en cas de brexit, l’UE mettrait des barrières douanières aux frontières, mais chaque Etat aurait la responsabilité des contrôles des produits qui entreraient, a-t-il affirmé. « Je ne veux pas de contrôles à deux vitesses. On connait le zèle de l’administration française lors des contrôles,»  alerte Thierry Roquefeuil. La FNPL craint une déstabilisation du marché par l’arrivée notamment des produits laitiers irlandais (l’Irlande exporte la moitié de ses produits vers le Royaume-Uni).

Attente du retour aux producteurs

A quelques jours de la fin des négociations commerciales sur les marques,  le Salon est « moins anxiogène » que les années précédentes. Mais les annonces sur les accords signés entre les distributeurs et industriels ne sont qu’ "une première étape ». Elles ne concernent pas toutes les enseignes et uniquement les marques. Ces efforts doivent se poursuivre sur les marques de distributeurs et les premiers prix qui représentent 60% des PGC. « On est à l’étape 2: dans l’attente d’un retour concret aux producteurs. La façon dont seront menées les discussions sur le prix entre les industriels et les producteurs sera déterminante pour l’avenir », souligne Marie-Thérèse Bonneau, vice-présidente. Les indicateurs du plan filière, permettant « d’objectiver ces discussions » viennent d’être envoyés par Bruxelles pour validation d’ici quelques mois.

Entrée de la distribution dans l’interprofession avant juin

 La FNPL entend garder le cap sur le plan filière : « mettre en place ce qui est écrit ». L’entrée du commerce et de la grande distribution se fera de façon officielle dans l’interprofession avec la création d’un quatrième collège avant le 30 juin. Car c’est la date à laquelle le renouvellement de la CVO (qui finance l’interprofession) doit être validé par les pouvoirs publics. Leclerc et Intermarché auraient trouvé une solution pour rentrer dans ce quatrième collège sans être dans la FCD (Fédération du commerce et de la distribution), ce qui jusqu’à présent bloquait l’entrée officielle de la distribution qui participe déjà à des comités de suivi. La distribution aura donc désormais droit de vote au même titre que les autres collèges. Elle devra aussi contribuer au financement de l’interprofession. L’occasion de revoir la répartition de la CVO entre les différents collèges ?

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