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Prix du lait : « L’ajustement positif de Lactalis est un juste retour des choses »

L’association d’OP Unell et Lactalis ont trouvé un accord sur le prix du lait de février et de mars à 406,5 euros les 1000 litres. Mais ce prix n’est pas à la hauteur pour les éleveurs, indique Delphine Macé, nouvelle présidente de l’association d’organisations de producteurs liés à Lactalis.

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© J. C. Gutner

Le groupe laitier Lactalis et l’Unell, association de onze organisations de producteurs (OP) liés par contrat à Lactalis, ont conclu un accord sur le prix de base du lait de février et de mars : 406,53 euros les 1000 litres en 38-32 de TB-TP en moyenne nationale, soit 421,53 €/1000 l en 41-33, hors prime RSE.

Ce prix dépasse celui que donne la formule de prix contractuelle, car un ajustement positif de 3,5 €/1000 l est appliqué. « Cette mesure est destinée à atténuer l’impact d’une conjoncture défavorable et à soutenir les producteurs français », exposent les deux partenaires dans leur communiqué de presse commun du 4 février.

Un ajustement de + 3,5 € pour limiter la baisse

Néanmoins, Delphine Macé, nouvelle présidente de l’Unell (11 OP, 5200 exploitations, 3,1 milliards de litres de lait), précise que « ce niveau de prix ne convient pas aux éleveurs, car il est très inférieur à nos prix de revient. » Pour repère, l’indicateur Prix de revient publié par l’interprofession était de 491 €/1000 l en 2024 pour un élevage conventionnel de plaine.

Par ailleurs, cet ajustement positif correspond au niveau de l’effort qu’avaient consenti les producteurs en 2025 quand un ajustement négatif avait été accepté par l’Unell sur quatre mois d’été-automne, pour répondre à une demande de Lactalis.

Une forte dégradation des marchés

Le prix issu de la formule est le reflet de la dégradation spectaculaire des marchés des ingrédients laitiers (30 % de la formule de prix), ainsi que du prix du lait en Allemagne, qui est l’indicateur caractérisant les marchés des PGC (produits de grande consommation) à l’export et qui pèse 20 % dans la formule de prix.

Le prix du beurre a dégringolé à 3 800 €/tonne début février, perdant la moitié de sa valeur depuis 2024-2025. Les cotations de la poudre de lait écrémé ont baissé de 20 % dans le même temps. Celle du gouda allemand a chuté de 30 % sur la même période. La mozzarella européenne a perdu un tiers de sa valeur. Le prix du lait allemand ramené au standard français était de 454 €/1000 l en novembre 2025 (460 € pour la France), soit une baisse de 11,5 % par rapport à novembre 2024. 

Lactalis s’engage sur une valorisation PGC France stable par rapport à 2025

Le prix reflète également « l’engagement pris par Lactalis de maintenir la valorisation des prix PGC France 2026 au niveau de 2025 », rappelle le communiqué de presse. La valorisation PGC France représente 50 % dans la formule de prix.

Delphine Macé insiste sur ce point : « Dans le cadre des négociations entre la grande distribution et les transformateurs, les producteurs demandent à ce qu’il n’y ait pas de déflation sur les produits laitiers en supermarché. D’une part, nos prix de revient n’ont pas baissé. D’autre part, l’inflation passée sur les produits laitiers n’a pas entraîné de baisse de la consommation. »

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