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Prix du lait : Lactalis et l’Unell trouvent un accord en médiation

Le prix du lait de base moyen du quatrième trimestre a fait l’objet d’un accord entre Lactalis et l’Unell. Il sera de 410 €/1 000 l en moyenne nationale. Le prix de septembre est de 425,67 €/1 000 l.

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Le prix du lait issu de la formule contractuelle est trop souvent remis en question. L'Unell veut discuter des indicateurs.
© J. C. Gutner

Après quelques jours de médiation, Lactalis et l’association d’organisations de producteurs Unell(1) ont trouvé un accord le 20 septembre. Tout d’abord, Lactalis a reconnu que la clause de sauvegarde s’appliquait au mois de septembre. Ainsi, le prix du lait de base en 38-32 de septembre est le même que celui de juillet et d’août : 425,67 euros pour 1 000 litres. Il résulte du déclenchement par l’Unell de la clause de sauvegarde en juillet, alors que la formule de prix contractuelle donnait 401 €/1 000 l.

Accord pour 429,16 € pour 2023

Ensuite, les deux parties ont abouti à un compromis sur le 4e trimestre : 415 €/1 000 l en octobre, 410 € en novembre et 405 € en décembre. « C’est moins favorable que ce que nous demandions. Mais cela représente un effort pour Lactalis par rapport à ce que donne la formule contractuelle, de +35 € en septembre et de +29 €/1 000 l en octobre », expose Yohann Serreau, président de l’Unell. Le prix de base moyen national pour l’Unell atteint ainsi 429,16 €/1 000 l sur l’année 2023, contre 424 € en 2022. « L’écart par rapport à la formule contractuelle serait de l’ordre de +15 à 17 €/1 000 l en 2023. Il était de -13 € en 2022 », ajoute Yohann Serreau.

Des indicateurs de prix à revoir

« Il va falloir travailler rapidement à de nouveaux indicateurs plus pertinents, insiste Yohann Sérault. On le voit bien, le prix du lait issu de la formule est tout le temps remis en question, tantôt à la hausse, tantôt à la baisse. »

L’Unell remet en question deux indicateurs : le prix du lait allemand pour évaluer les PGC export, et l’indicateur beurre-poudre. « Dans le prix du lait allemand, d’une part il y a du beurre-poudre et d’autre part Lactalis est loin de n’exporter que des edam et gouda basiques. Dans l’indicateur beurre-poudre, les coûts de transformation sont pris en compte à 100 %. Nous ne trouvons pas cela normal que le prix du lait qui nous est payé supporte 100 % des coûts de transformation. »

(1) 10 organisations de producteurs, 5 300 exploitations laitières représentées.

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