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Le Sud-Ouest cherche à structurer la bio

Laits 3 bio est le plan de sept partenaires pour développer en cohérence les filières laitières bio, la valorisation de la viande et la production d'aliment du bétail.

© Unicor

Développer et structurer la production laitière bio en vache, chèvre et brebis sur un large quart Sud-Ouest, mais aussi pour les céréales et protéagineux destinés à l'alimentation animale, ainsi que pour les viandes issues des cheptels laitiers ; tel est le projet Laits 3 bio de sept partenaires : Unicor, Sodiaal Union, Arcadie, Bergers du Larzac, Chèvres bio de France, chambre d'agriculture de l'Aveyron et Coop de France Midi-Pyrénées. "Initié en 2017 avec 240 éleveurs certifiés en agriculture biologique, Laits 3 bio ambitionne d'être un accélérateur de développement. L'objectif à trois ans est de rassembler 420 éleveurs inscrits dans la démarche", indiquent les partenaires.

Le projet a reçu le soutien financier de l'Agence bio via le fonds Avenir bio : plus de 400 000 euros d'aide sur un montant d'environ 795 000 euros sur trois ans. Cette enveloppe servira à animer des réunions sur la valorisation de la viande, les productions végétales, la nutrition, la santé animale. A soutenir une approche sanitaire globale des élevages. A mieux rémunérer la qualité du lait. A investir à la fromagerie Bergers du Larzac pour élargir la gamme. Enfin, l'enveloppe financera le travail pour améliorer la valorisation de la viande : établir des prévisionnels et des contrats avec de nouveaux clients pour des débouchés pérennes.

Objectif de 76 millions de litres de lait de vache en 2020

Le plan table sur un développement des trois filières laitières. Pour le lait de vache, la collecte passerait de 39,5 millions de litres de lait en 2017 à 76 millions en 2020. Pour la viande, "l'objectif est d'arriver à terme à transformer une dizaine de vaches et une cinquantaine d'ovins par semaine. Nous commençons à valoriser des vaches de réforme avec une entreprise qui cuisine des plats préparés. Quand il y aura plus de volumes, nous pourrons aller sur la filière steak haché surgelé."

Par ailleurs, "l'objectif est de doubler la collecte de céréales et de protéagineux bio (environ 600 t) assurée par la coopérative Unicor". Une usine d'aliments bio sera développée, via un investissement d'un million d'euros aidé par le Conseil régional Occitanie.

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