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La Coopérative laitière de la Sèvre est sauvée

La Coopérative laitière de la Sèvre (CLS) a choisi un pool de partenaires de son territoire pour un nouveau projet qui pérennisera ses outils et ses marques, dont Echiré, et qui assurera la valorisation du lait de vache et de chèvre de ses adhérents. 

Poitou-Charentes / IMG_1610 / coopérative d'Echiré beurre AOC
C'est tout un projet de territoire qui est venu à la rescousse de la Coopérative laitière de la Sèvre et de son beurre Echiré emblématique.
© C. Pruilh

C'est un nouveau projet qui débute à peine en ce début d'année 2024. Après le vote de ses adhérents en décembre, la Coopérative laitière de la Sèvre (CLS) construit avec cinq autres coopératives de son territoire une nouvelle entreprise, qui devrait être officiellement créée au printemps.

Dans cette nouvelle structure, CLS conservera l'activité de collecte de ses adhérents producteurs de lait, et conservera la propriété de ses marques d'excellence : Echiré (beurre, lait et crème), Sèvre de Belle, et Atelier de la Sèvre. Elle les mettra à disposition de la nouvelle entreprise. La coopérative laitière Terra Lacta (première coopérative laitière de Nouvelle-Aquitaine avec 2 000 adhérents en lait de vache et de chèvre) sera actionnaire majoritaire et gèrera les usines et le commerce.

Des coops céréalières au secours du lait

La coopérative Océalia (grandes cultures, alimentation animale, cognac...) sera l'autre partenaire de poids dans cette société. Les autres associés seront les coopératives de territoire Cap Faye (céréales), Sèvre et Belle céréales appro et Pamplie (beurre, crème, yaourt, fromage blanc et lait).

« Il y aura aussi une banque et le conseil régional comme partenaires du projet, ajoute Denis Mathé, président d'Océalia. C'est vraiment un projet de territoire. Les coopératives céréalières ont des adhérents qui sont aussi producteurs de lait. Elles se sont impliquées pour le maintien des éleveurs laitiers. Les éleveurs de CLS sont rassurés de voir ce collectif se constituer, avec un pouvoir décisionnaire qui reste dans la région. » La première mission de la nouvelle entreprise sera de trouver « des synergies au niveau de la collecte de lait, des activités commerciales, et des synergies industrielles quand ce sera possible ».

La CLS compte moins de 100 exploitations laitières en vaches et chèvres. Elle était en difficulté financière et cherchait depuis plusieurs mois des partenaires pour monter un projet collectif visant à sauver l'ensemble de ses coopérateurs, salariés, outils et marques.  

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