Aller au contenu principal

[OP du Grand Ouest] Des projets dans les cartons de Poplait

L’association d’OP du Grand Ouest est en ordre de marche pour saisir le plan de relance.

 © DR
© DR

Poplait, c’est le nom depuis juin dernier de l’association d’OP du Grand Ouest agréée fin 2016. Y adhèrent aujourd’hui dix OP(1), représentant 5 100 producteurs et plus de 3,1 milliards de litres de lait, moyennant une cotisation de 4 c/1 000 l. Et, d’ici la fin de l’année, 3 à 4 OP supplémentaires qui partagent les mêmes valeurs et ses projets.

Notamment un projet né au cœur du premier confinement, lorsque du lait livré à certains industriels (Rolland, Triballat, Sill) s’est retrouvé sur le marché du lait spot. « La crise sanitaire nous a incités à mener une réflexion pour mieux valoriser ces laits, et à surfer sur des tendances apparues lors du confinement comme l’engouement pour le local , explique Fabrice Guérin, vice-président de Poplait. Les linéaires des GMS étant déjà bien fournis, plutôt que de nous intéresser à des produits destinés aux consommateurs, nous finalisons notre réflexion sur un projet destiné à fournir un lait de proximité à de nouveaux clients. Nous avons la chance d’être dans une région très dense au niveau industries agroalimentaires. » Des enquêtes ont été réalisées avec l’aide d’un consultant auprès des OP et des clients potentiels ; l’étude de faisabilité avec des partenariats et un calendrier est en cours.

Un accélérateur de projets

L’association d’OP veut par ailleurs doter son logiciel de gestion des adhérents de deux nouvelles fonctionnalités stratégiques avant la fin de l’année : « la facturation et le contrôle de l’approvisionnement total ». Le recrutement d’un chargé de mission est également en cours.

Poplait espère pouvoir faire cofinancer ses projets par le plan de relance. Celui-ci prévoit a priori 4 M€ pour accompagner la structuration et les projets novateurs des OP. Cela préfigure ce que pourraient être les programmes opérationnels (PO) de la future PAC en 2023 si la France retient cette option; un groupe de travail planche au sein de Poplait sur un programme opérationnel lait.

Reste que cette enveloppe, destinée à toutes les productions, est « le parent pauvre du plan de relance». Et que celui-ci prévoit le dépôt d’un seul dossier par AOP ou OP. « Nous avons l’intention d’alerter le ministre sur ce point, en faisant le parallèle avec la transparence des Gaec, en proposant un plafond à trois dossiers par AOP. »

(1) De Bel, Lactalis, Fronery, Savencia, Sill, Laiterie Saint-Père, Triballat, LNA-Silav.

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

Nicolas et Christelle Braux dans la stabulation devant des vaches simmental
Eleveur lâché par Lactalis : « J’étais prêt à arrêter le lait », en Haute-Marne

Fin 2024, Lactalis a décidé de dénoncer le contrat de 290 éleveurs laitiers. Pour Nicolas Braux, aussi naisseur-engraisseur en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière