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Biolait prépare un projet de produit laitier à marque propre

Pour chercher de la valeur ajoutée, Biolait, qui est le plus gros collecteur de lait bio en France, lance l'étude d'un nouveau projet de diversification. Par ailleurs, le travail d'optimisation des coûts de collecte se poursuit dans les zones à faible densité laitière, où Biolait veut renforcer son ancrage territorial. 

<em class="placeholder">Bouteille de lait Il Lait Là, le repère de Biolait</em>
Biolait veut aller plus loin que son repère Il Lait Là, avec des produits laitiers à sa marque.
© Biolait

La diminution du nombre de fermes laitières biologiques et la baisse de la collecte, avec en parallèle la hausse des coûts logistiques fragilisent le modèle de Biolait (226 millions de litres de lait bio dans 1040 exploitations adhérentes), une organisation de producteurs (OP) commerciale spécialisée dans la collecte de lait biologique. L'inflation engendrée par la guerre au Moyen-Orient sur les prix de l'énergie accentue ce point de fragilité.

Collecte en sursis dans les zones de faible densité

« Depuis 2022, les volumes collectés ont baissé de près de 30%, du fait de départs en retraite, de changements de collecteur et de retours au conventionnel. Depuis 2019, les charges logistiques (collecte et transport) ont augmenté de 45%, en lien avec une perte de densité des fermes sur certains territoires et avec la hausse des coûts de carburant, matériels et services. Nous avons déjà travaillé à optimiser les charges logistiques au niveau national. Aujourd'hui, nous devons aller plus loin et trouver des solutions en local dans les zones à faible densité laitière », développent Philippe Marquet, président de Biolait, et Maud Cloarec, vice-présidente. 

Lors de l'assemblée générale de la SAS Biolait, les adhérents ont voté deux orientations stratégiques visant à renforcer la compétitivité de Biolait et à consolider son ancrage territoiral.

Recherche de partenaires dans les territoires

La première vise à « mettre en place des solutions permettant de garantir un niveau de coût soutenable dans la durée : installation de nouveaux adhérents, recherche de débouchés locaux, optimisation logistique avec des acteurs locaux ... , énumère Maud Cloarec. Il y aura des réunions dans les zones à faible densité laitière avec des élus et des acteurs locaux de la collecte. Tout le monde a intérêt de trouver des solutions pour maintenir les fermes laitières bio dans ces régions, car la bio remplit des objectifs de préservation de l'environnement et de la biodiversité. Si on ne trouve pas de solution ensemble, la collecte sera en danger dans certains endroits. »

Etude d'un projet de diversification 

Une seconde résolution a été votée par les adhérents : une étude est lancée pour un projet de commercialisation par Biolait d'un produit laitier ou d'une gamme de produits en marque propre. « L'objectif est de créer de la valeur ajoutée, de diversifier nos débouchés, aujourd'hui principalement centrés sur la vente de lait matière première, et aussi de renforcer nos liens avec le consommateur final. L'étude nous aidera à déterminer quels produits, avec quels partenaires et sur quelles régions, construire ce projet. Les conclusions de cette étude seront présentées dans un an en assemblée générale », développe Maud Cloarec. 

Prix du lait 2026 : pas d'engagement chiffré

Pour 2026, le conseil d'administration de Biolait n'a pas pris d'engagement sur le prix du lait comme en 2025. « Nous manquons trop de lisibilité sur la collecte. Alors qu'elle a baissé de 7% en 2025 par rapport à 2024, depuis le début de l'année, nous faisons face à un afflux de lait difficile à gérer », a indiqué Philippe Marquet, président de Biolait. 

« Sur le premier trimestre, nous avons versé un prix d'accompte de 460 €/1000 l. » Il précise que ce prix d'accompte peut évoluer au cours de l'année avec l'évolution du budget et l'arrivée des aides liées au programme opérationnel« Notre demande est en cours de traitement. Nous aurons une réponse fin avril. »

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