Aller au contenu principal

COT'Hebdo Oléoprotéagineux et coproduits
Marché des oléagineux et coproduits du 22 au 30 décembre 2025 - Les prix du colza ont reculé dans le sillage du canola canadien et du soja états-unien

L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole) et des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) sur le marché physique français entre le 22 et le 30 décembre 2025, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.

© REUSSIR SA

Avis : en raison des fêtes de fin d'année, les évolutions de prix et les tendances sont données, cette semaine, pour la période du lundi 22 au mardi 30 décembre 2025 (retour de la période normale lors de la première publication de janvier).

Les cours du colza sur Euronext ont baissé de 3,00 €/t de -3,25 €/t entre le lundi 22 et le mardi 30 décembre respectivement sur les échéances de février et de mai. Pendant la trêve des confiseurs, la tendance baissière a amorcé une pause, et les cours se sont stabilisés autour de 450 €/t sur le marché à terme parisien. Le colza européen continue de subir les difficultés du Canada à exporter son canola vers la Chine et l’arrivée sur le marché d’une bonne récolte australienne. De plus, la macroéconomie continue de faire pression sur les prix européens avec un pétrole au plus bas et un euro qui a repris de la vigueur au mois de décembre et qui navigue sur ses plus hauts annuels face au dollar.

Pour tout savoir sur l'actualité des marchés agricoles, cliquez ici

L’activité sur le marché physique français du colza est très faible selon les rares courtiers présents pendant cette période de fin d’année. L’intérêt se porte désormais sur la période avril-juin avec un marché déjà bien couvert jusqu’au printemps.

Concernant le tournesol dans l'hexagone, le marché est à l’arrêt pendant cette période de fêtes de fin d’année. Les prix sont en baisse de manière très nominal sur le marché français à 600 €/t. Le marché du tournesol est déjà bien avancé côté acheteur et vendeur avec des disponibilités qui se raréfient de manière précoce.

Pour tout savoir sur l'actualité des professionnels de la filière des grains, cliquez ici 

A Chicago, les cours du soja sur le CBOT ont perdu 2,8 cts$/bu entre le 22 et le 30 décembre malgré un rebond au milieu de cette période. Les opérateurs continuent d’observer attentivement le rythme des achats chinois de fèves étasuniennes. Selon les rumeurs du marché, les acheteurs chinois ont acheté entre 9,5 Mt et 10 Mt de soja d’origine étasunienne depuis le début de la campagne en cours, un niveau proche mais insuffisant au regard du volume de 12 Mt négocié lors de l’accord commercial signé entre Pékin et Washington au cours de l’automne. Les disponibilités de fèves américaines risquent d’être concurrencées rapidement en 2026 par celles du Brésil alors que les chantiers de récolte viennent de débuter dans les états du Paraná et du Mato Grosso.

Mikael Juchet

 

Protéagineux

Activité limitée

En alimentation animale, le pois fourrager n'est pas coté sur le quart nord-est de la France en cette semaine du 10 au 17 décembre. Sur la Bretagne, le prix est reconduit. L'activité est globalement très limitée et les cours sont nominaux et vendeurs. Les prix du pois jaune à destination de l'alimentation humaine n'ont pas évolué en rendu usine, dans un marché sans affaires.  

En féverole, les cotations pour l'alimentation humaine en rendu Marne sont toujours à 235 €/t. La cotation de la féverole en départ Pontivy-Guingamp est inchangée sur la semaine. 

Les opérateurs se font rares sur le marché, en ces fêtes de fin d'année. 

Tourteaux

Baisse des cours en soja

Les prix des tourteaux de soja sur le CBOT ont reculé sur l'échéance janvier entre le 17 et le 30 décembre. 
La prime du tourteau de soja non OGM a eu tendance à s'effriter entre le 17 et le 30 décembre. Elle s’établit, à titre indicatif, à 136 €/t sur la période de janvier, 132 €/t sur la période des 3 de février, 135 €/t sur la période des 3 de mai, 132 €/t sur la période des 3 d'août et 130 €/t sur la période des 2 de novembre. La prime pour le tourteau de soja mass balance est inchangée, comprise à titre indicatif entre 3 et 4 €/t.

L'activité en tourteau de soja sur le marché physique français a repris après l'approbation par le Parlement européen du report du Règlement européen sur la déforestation (RDUE), fixant des délais de conformité au 30 décembre 2026 pour les grandes entreprises et au 30 juin 2027 pour les petites et micro-entreprises. Des affaires se sont traitées principalement sur la période 4 de janvier mais dans une moindre mesure sur les périodes du 3 de mai et du 3 d'août.

En tourteau de colza, dont les prix sont plus fermes que ceux du tourteau de soja, quelques affaires ont été traitées. Les disponibilités en tourteau de tournesol sont très limitées.

Huiles

Des affaires en colza

CBOT ont quelque peu progressé sur l'échéance janvier entre le 17 et le 30 décembre. 

En termes d'activité sur le marché physique français, on enregistre une poursuite de l'activité en huile de colza sur la période des 3 de février. 

Issues de meunerie

Reconduction des cours

Les prix des issues de meunerie en Île-de-France n'ont pas évolué entre le 23 et le 30 décembre 2025, après avoir grimpé de 5 €/t en son fin farine la semaine précédente. Quelques affaires de complément ont été enregistrées. Les prix devraient reculer sur le début de la nouvelle année, en raison de la reprise de l'activité meunière.

En Bretagne, les cotations des sons sont nominalement reconduites entre le 23 et le 30 décembre 2025, dans le sillage du marché francilien. L'activité est calme en cette semaine de Nouvel An.
En Isère, les prix du son sont sans changement d'une semaine sur l'autre, sur un marché inactif.

Coproduits de l'amidonnerie

Tendance stable à baissière

Le prix de la drêche de blé sur le marché français s'est stabilisé sur la période du 7 de janvier, entre le 17 et le 30 décembre. Les prix de la drêche de maïs sur le marché physique français ont également suivi une tendance baissière sur l'ensemble des échéances (entre 0 €/t et -4 €/t) en départ Saint-Malo et Brest. En départ Gand, les cotations se sont stabilisées. Le départ Lacq est quant à lui non coté.

Les cours du corn gluten feed sur le marché physique français se sont stabilisés sur la période des 7 de janvier, entre le 17 et le 30 décembre. Le niveau d'activité reste calme sur ce produit. 

Les opérateurs se font rares sur le marché, en ces fêtes de fin d'année. 

Coproduits laitiers

Cours reconduits

Les cotations de la poudre de lait et de la poudre de lactosérum pour l'alimentation animale sur le disponible en vrac sont nominalement reconduites entre le 23 et le 30 décembre. 

Le marché est inactif en cette trêve des confiseurs.

Farine de poisson

Statu quo

Les prix de la farine de poisson sont sans changement entre le 17 et le 30 décembre, avec une stabilisation de l'offre et de la demande en cette période de fêtes.

Produits déshydratés

Cours sans évolution

Le prix de la luzerne déshydratée en départ Marne, sa place de référence, est nominalement reconduit entre le 22 et le 30 décembre. En pulpe de betterave déshydratée, le prix en départ Marne, sa place de référence, n'a également pas évolué. 

Les opérateurs se font rares sur le marché, en cette semaine du Nouvel An. 

Pailles et fourrages

Prix nominalement reconduits

Les prix de la paille (blé, orge) en départ Nord-Est sont nominalement reconduits entre le 22 et le 30 décembre. La marchandise se fait rare cette année.

En foin de Crau, les cotations commerciales et de référence n'ont également pas évolué sur la semaine. 

Les opérateurs se font rares sur le marché, en cette semaine du Nouvel An. 

La rédaction

À surveiller

Soja

  • Rythme des importations chinoises en origine Etats-Unis.
  • Début de la récolte Brésilienne dans le Paraná et le Mato Grosso.
  • Dynamisme de la trituration états-unienne.
  • Développement cultural au Brésil et en Argentine, avec La Niña.

Colza

  • Progression de l’offre mondiale 2025-2026 avec la récolte australienne.
  • Bon développement cultural en France et en Europe.
  • Demande européenne, acheteurs français couverts.
  • Trituration canadienne de canola stable mais export en forte chute.

Tournesol

  • Baisse de la demande sur le marché français.
  • Offre argentine en graine, huile et tourteau.
  • Volume des achats indiens.
  • Faiblesse des exportations ukrainiennes.

Mikaël Juchet

Les plus lus

Photo d'Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains, filiale d'Expana.
« Les exportations françaises de blé sont finalement moins exposées à la menace argentine que les origines mer Noire », déclare Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains

La récolte record de l’Argentine en blé ne devrait pas pénaliser outre mesure les exportations françaises de blé tendre sur la…

Portrait de Pierre-Jean Huré, directeur commercial du groupe Sica Atlantique
« Nous espérons une meilleure dynamique à l’exportation en blé tendre sur la seconde partie de campagne », indique Pierre-Jean Huré

Le directeur commercial du groupe Sica Atlantique fait le bilan du premier semestre de la campagne de commercialisation 2025-…

De gauche à droite : Franck Bluteau, nouveau président de la Cavac, Jérôme Calleau, ancien président de la Cavac, et Olivier Joreau, directeur général
La coopérative Cavac garde un résultat net positif en 2024-2025

La campagne 2024-2025 a été difficile pour la Cavac, avec une forte baisse des volumes. Le résultat net de la branche…

Diego de la Puente, analyste du marché des grains chez Novitás.
Une récolte de blé record en Argentine pénalisée par la qualité

L’abondante récolte de blé argentin lui confère une grande compétitivité en ce début d’année. Les ventes vers l’Asie sont très…

Meunerie française, une santé fragile et une problématique d’importation

L’Association nationale de la meunerie française (ANMF) publie une étude commandée à la Banque de France sur l’état économique…

Julien Darley et Alexandre Jonet, traders pour Granit Négoce
« Nous ne sommes pas optimistes sur le redéveloppement de la prime brassicole d’ici à la fin 2026 », affirme Julien Darley, directeur général de Granit Négoce

Pour les traders de Granit Négoce, filiale d’Axéréal, seul un événement climatique adverse sur la récolte 2026 pourrait…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne