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COT'Hebdo Oléoprotéagineux et coproduits
Marché des oléagineux et coproduits du 10 au 17 décembre 2025 - Récolte colza 2026 : un potentiel rassurant avec des surfaces en hausse de 6,4 %

L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole) et des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) sur le marché physique français entre le 10 et le 17 décembre 2025, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.

© REUSSIR SA

Depuis le 10 décembre, le marché des oléagineux subit globalement une pression baissière sous l’influence des achats chinois, une offre confortable et la baisse des prix du pétrole.

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En colza, les cours sur Euronext ont décroché sur les échéances de février et de mai respectivement de 9,50 et de 8,50 €/t. Les cours subissent une offre abondante en Europe et dans le monde, un euro qui atteint sur ses plus hauts annuels face au dollar et un décrochage des prix des huiles végétales. Sur le marché physique français, l’activité est au ralenti avec des usines déjà bien couvertes jusqu’au prochain printemps. Pour la prochaine récolte 2026, la surface de colza français est en progression de 6,4 % à 1,34 Mha, selon Agreste, avec des conditions de culture jusqu’ici favorables.

En tournesol, les prix ont baissé de 5 €/t sur la place de référence de Saint-Nazaire sur la période avril-juin. Les usines françaises sont désormais suffisamment couvertes et les acheteurs attendent des opportunités de prix pour se repositionner pour la deuxième partie de campagne. De leur côté, les vendeurs sont déjà avancés dans leur commercialisation et les offres sur le marché se sont raréfiées. Malgré une correction modeste du rendement national de + 0,4 q/ha, Agreste estime toujours la production française 2025 sous les 1,5 Mt.

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À Chicago, les cours du soja sur le CBOT ont continué de baisser entre le 10 et 17 septembre avec des pertes de 32,4 $cts/bu sur l’échéance de référence du mois de mars. Malgré de nouveaux achats, le marché considère que la Chine ne tient pas un rythme d’achat suffisant pour cumuler 12 Mt de réservations de soja états-unien à fin février. Avec l’arrivée prochaine de la récolte brésilienne, le marché du soja est lourd aux États-Unis, malgré une trituration dynamique.

Mikaël Juchet

 

Protéagineux

Activité limitée

En alimentation animale, le pois fourrager n'est pas coté sur le quart nord-est de la France. Sur la Bretagne, le prix est reconduit. L'activité est globalement très limitée et les cours sont nominaux et vendeurs. Les prix du pois jaune à destination de l'alimentation humaine n'ont pas évolué en rendu usine, dans un marché sans affaires.  

En féverole, les cotations pour l'alimentation humaine en rendu Marne sont toujours à 235 €/t. La cotation de la féverole en départ Pontivy-Guingamp est inchangée sur la semaine. 

Tourteaux

Renchérissement en soja

Les prix des tourteaux de soja sur le marché français se sont repris sur le rapproché en cette semaine du 10 au 17 décembre, mais ont continué à se tasser sur l'éloigné. Sur le plan politique, notons que le Parlement européen a approuvé le report du Règlement européen sur la déforestation (RDUE), fixant des délais de conformité au 30 décembre 2026 pour les grandes entreprises et au 30 juin 2027 pour les petites et micro-entreprises.
La prime du tourteau de soja non OGM a eu tendance à se raffermir sur le rapproché entre le 10 et le 17 décembre. Elle s’établit, à titre indicatif, à 140 €/t sur la période janvier-juillet. La prime pour le tourteau de soja mass balance est inchangée, comprise à titre indicatif entre 3 et 4 €/t.

Les prix des tourteaux de colza sur les places hexagonales se sont nettement repliés, alors que ceux en tournesol ont suivi une tendance stable à haussière.

Avec la confirmation du report du RDUE, les triturateurs sont revenus au marché, en soja et colza, les prix des graines en baisse depuis plusieurs semaines étant maintenant en adéquation avec leur objectifs tarifaires. En tournesol, le marché est globalement calme, faute de marchandises.

Huiles

Reprise des affaires

Les prix des huiles de soja, de colza et de tournesol au départ des ports du nord de l'UE et des places de marché françaises ont eu tendance à se replier entre le 10 et le 17 décembre.

En termes d'activité, avec la baisse des cours, on enregistre une reprise de l'activité en huile de colza sur la période des 3 de février. Des affaires se sont aussi traitées en huile de soja, avec la disparition de la prime RDUE, à la suite de la confirmation du report d'un an de l'application du Règlement européen sur la déforestation (RDUE).

Issues de meunerie

Raffermissement

Les prix des issues de meunerie en Île-de-France ont progressé de 3 €/t en son fin (farine et pellet) et de 5 €/t en remoulage demi-blanc, entre le 9 et le 16 décembre 2025. Les cotations de la farine basse et du gruau sont inchangées d'une semaine sur l'autre. En cette période hivernale où la consommation d'aliments composés se renforce, la demande des fabricants d'aliments pour animaux français est présente, face à une activité meunière qui ralentit progressivement avec la fermeture des sites industriels pour la période des fêtes de fin d'année. Cette situation devrait perdurer les trois prochaines semaines.

En Bretagne, les cotations des sons ont progressé de 3 €/t entre le 10 et le 17 décembre 2025, dans le sillage du marché francilien. Une petite demande se maintient à la veille de la trêve des confiseurs. En Isère, les prix du son sont nominalement reconduit d'une semaine sur l'autre, sur un marché inactif.  En départ Marseille, les prix des sons sont sans changement une fois de plus. Quelques affaires ont été traités en son fin. En départ sud Toulouse, l'activité est à l'arrêt avec la peste porcine en Espagne, ce qui tarit la demande malgré quelques affaires traitées à 163 €/t, un prix stable d'une semaine sur l'autre.

Coproduits de l'amidonnerie

Tendance baissière

Les prix de la drêche de blé sur le marché français ont perdu 2 €/t sur la période 7 de janvier, entre le 10 et le 17 décembre. Les prix de la drêche de maïs sur le marché physique français ont également suivi une tendance baissière (entre 0 €/t et -2 €/t) en départ Lacq (de nouveau coté), Saint-Malo, Brest et Gand. 

Les cours du corn gluten feed sur le marché physique français ont reculé de 2 €/t sur la période des 7 de janvier, entre le 10 et le 17 décembre. 

Le niveau d'activité reste calme sur ce produit.

Coproduits laitiers

Evolution contrastée

La cotations de la poudre de lait pour l'alimentation animale sur le disponible en vrac ont reculé de 85 €/t entre le 11 et le 18 décembre. Celle de la poudre de lactosérum pour l'alimentation animale sur le disponible en vrac a quant à elle gagné 35 €/t dans le même temps. Ces prix correspondent aux réservations de janvier 2026.

Le marché est peu actif en cette veille de trêve des confiseurs.

Farine de poisson

Statu quo

Les cours de la farine de poisson en origine Amérique du Sud n'ont pas évolué entre le 10 et le 17 décembre, toutes origines confondues. Le marché reste à un niveau élevé. Aucune amélioration de la disponibilité n'est pour l'instant envisagée.

Produits déshydratés

Cours sans évolution

Le prix de la luzerne déshydratée en départ Marne, sa place de référence, est nominalement reconduit entre le 10 et le 17 décembre. En pulpe de betterave déshydratée, le prix en départ Marne, sa place de référence, a enregistré un petit rebond de 3 €/t cette semaine. 

Le marché est globalement calme. 

Pailles et fourrages

Prix nominalement reconduits

Les prix de la paille (blé, orge) en départ Nord-Est sont nominalement reconduits entre le 10 et le 17 décembre. La marchandise se fait rare cette année. Le marché est calme, ce qui est normal à cette période de l'année. 

En foin de Crau, les cotations commerciales et de référence n'ont également pas évolué sur la semaine. Le marché n'est guère plus actif.

La rédaction

À surveiller

Soja

  • Rythme des importations chinoises en origine Etats-Unis.
  • Cadence des exportations brésiliennes.
  • Dynamisme de la trituration états-unienne.
  • Développement cultural au Brésil et en Argentine, avec La Niña.

Colza

  • Progression de l’offre mondiale 2025-2026 avec l'offre australienne.
  • Surfaces ensemencées pour la prochaine récolte 2026, en hausse en France.
  • Acheteurs couverts jusqu’en mars sur le marché français.
  • Dynamisme de la trituration canadienne de canola.

Tournesol

  • Baisse de la demande sur le marché français.
  • Offre argentine en graine, huile et tourteau.
  • Volume des achats indiens.
  • Faiblesse des exportations ukrainiennes.

Karine Floquet

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