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COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et du sucre du 5 au 12 novembre 2025 - La baisse des prix du blé sur les marchés à terme stimule la demande internationale

L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 5 et le 12 novembre 2025, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.

© Généré par l'IA

Les cours du blé meunier se sont fortement inclinés cette semaine sur Euronext entre le 5 et le 12 novembre. Ils ont cédé 4 €/t sur décembre, 6,5 €/t sur l’échéance mars et 6,25 €/t sur mai. Les prix se sont également repliés en récolte 2026. L’influence baissière du CBOT se faisait sentir sur le marché européen, tout comme le renforcement de l'euro face au dollar qui rend les grains du Vieux continent moins compétitifs sur les marchés. L’abondance des récoltes mondiales et notamment le début de la moisson en Argentine ajoutaient à la pression baissière, de même que le rythme soutenu des exportations russes. Dans ce contexte de baisse des prix sur le marché à terme, les primes évoluent très peu sur le marché physique voire corrigent légèrement à la hausse, sans toutefois enrayer le recul des cotations du blé sur les places portuaires françaises. Ce nouveau repli des cours a constitué une occasion pour les importateurs de se procurer du blé. L'Égypte a acheté 500 000 t de blé meunier, en origines Russie, Ukraine et Bulgarie, et serait en pourparlers pour 500 000 t supplémentaires. L’Algérie s’est procuré 150 à 170 000 t de blé, origine mer Noire et Union européenne. On signale également un achat jordanien et un appel d’offres tunisien pour 125 000 t de blé tendre. La Russie reste très compétitive sur ces destinations, et SovEcon prévoit des exportations record en novembre, ce qui ne soutient pas les prix européens.

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Sur le marché physique français, les prix du blé se sont repliés fortement sur toutes les places de cotation à l’exception du Sud-Est. La semaine, amputée du pont du 11 novembre, n’a pas été marquée par beaucoup d’activité. La (très légère) hausse des primes sur les ports redraine un courant d’affaires. En récolte 2025, les prix ont suivi la baisse du marché à terme sans grande activité. Les fabricants d’aliments pour animaux réalisent des compléments sur janvier-mars. La rétention des agriculteurs reste de toute façon importante et pèse sur leur trésorerie. La question des achats d’engrais pour les prochains semis se pose. La récolte 2026 suscite des intérêts tant sur le portuaire que pour les meuniers français. 

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Aux États-Unis, les cours du blé ont cédé du terrain sur les marchés à terme. La Chine a finalement acheté 120 000 t de blé états-unien, volume jugé décevant par les opérateurs. Cela a été permis par la levée des 15 % de taxe douanière supplémentaire sur les importations chinoises. Les semis de blé dans le nord de la Chine sont en effet retardés par les pluies.

L'activité fluviale sur le port de Rouen se maintient

Sur le bassin de la Seine, les prix du fret fluvial n'ont pas évolué entre le 5 et le 12 novembre 2025. Sur le port du Rouen, des demandes de dégagement sur le portuaire persistent. La difficulté vient du manque de visibilité du marché à quinze jours qui rend difficile la fidélisation des cales. Sur l’intracommunautaire, les affaires se traitent au coup par coup. Le flux est sporadique et limité en volume.

La navigation est normale sur le Rhin

Sur le Rhin, les prix de base du transport par la voie d’eau n’ont pas évolué d’une semaine sur l’autre. Le niveau du fleuve permet une navigation normale.

Adèle d'Humières et Karine Floquet

Maïs

Attente des chiffres de l’USDA

Les prix du maïs ont suivi ceux du blé à la baisse sur Euronext entre le 5 et le 12 novembre, perdant 4,25 € sur l’échéance mars, 4 €/t sur juin et 3,25 €/t sur août. Le retard des exportations ukrainiennes continue de profiter à l’activité en maïs français sur le Rhin. Des compléments se font sur la Belgique. Sur le marché physique français, les prix ont reculé presque partout. Le maïs rentre peu en formulation.

Sur le CBOT, les cours ont légèrement reculé. Le marché est dans l’attente du rapport Wasde de l’USDA demain, après deux mois de shutdown. Les rendements risquent d’être revus en baisse aux États-Unis. La publication de la Conab brésilienne devrait également paraître demain. De son côté, la Chine a annoncé abaisser ses importations cette année à 6 Mt, grâce à une meilleure récolte.

Orge fourragère

Compétitivité de l’origine Europe de l’Ouest

Les prix de l’orge fourragère ont cédé du terrain sur le marché physique français dans le sillage du blé, mais la hausse des primes sur les ports grâce à la bonne compétitivité de l’origine Europe de l’Ouest a apporté un peu de nuance. Sur le marché intérieur en revanche, l’orge reste très chère en formulation.

Orge de brasserie

Quasi stabilité des cours

En orge de brasserie, les prix sur le marché physique français ont évolué dans une fourchette restreinte entre le 5 et le 12 novembre, comprise entre -0,50 €/t et +0,50 €/t. Le marché est relativement calme en cette semaine tronquée par le pont du 11 novembre.

Blé dur

Vers une commission nationale unique du blé dur en Italie ?

Le législateur italien étudie la suppression des bourses de Foggia et Bari, pour les remplacer par une « Commission nationale unique ». En France, les prix s’affichent en légère hausse. Les agriculteurs du Sud-Ouest continuent leur rétention mais leurs collègues du Centre vendent un peu plus. Les intérêts acheteurs sont timides tant sur le marché intérieur qu’à l’exportation.

Céréales secondaires

Tendance baissière en avoine et triticale

Les cours de l'avoine blanche et noire n'ont pas évolué dans l'Est entre le 6 et le 12 novembre. En avoine noire, les prix ont cédé 33 €/t en rendu Pontivy dans un marché vendeur en manque de demande.

En triticale, les prix ont cédé entre 5,5 et 7 €/t dans le Bassin parisien et le Rhône-Alpes avec la baisse du contrat à terme blé sur Euronext. En Bretagne, les prix du triticale ont perdu de 4 €/t sur la place de Pontivy dans le sillage du blé, avec une stabilité sur la prime. Dans le sud-ouest, le triticale est toujours non coté. 

Le seigle meunier est non coté cette semaine, faute de volumes disponibles.

Sucre

Prix en recul

Les prix du sucre ont reculé sur la semaine allant du 31 octobre au 7 novembre. On se retrouve à l’heure actuelle sur des niveaux de prix d’il y a cinq ans. Le sentiment prédominant du marché tourne toujours et encore sur l’idée que la Brésil produira plus de sucre qu’attendu pour la campagne 2025/2026 et que le surplus mondial (offre sur demande) sera aussi conséquent. La trader spécialisé sucre Czarnikow prévoit un surplus mondial à 8,7 Mt, en hausse de 1,2 Mt par rapport à sa précédente estimation de septembre. La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) se tiendra le 9 décembre avec pour fil rouge l’avenir de la betterave sucrière française, tant du point de vue technique et agronomique que sur le plan économique. Le prix du sucre brut a terminé en baisse donc (13,84 cts$/livre le 7 novembre contre 14,15 cts$/livre le 31 octobre) et celui du sucre raffiné aussi (407,75 $/t le 7 novembre contre 413,25 $/t le 131 octobre). 

La rédaction

À surveiller

Blé tendre

  • Avancée des semis d’hiver en France plus rapides que l’an passé
  • Forte rétention des agriculteurs.
  • Discussions commerciales pour des achats égyptiens de blé.
  • Niveau des exportations russes en blé.

Orges

  • Compétitivité de l’origine Europe de l’Est sur les marchés mondiaux.
  • Demande européenne, peu dynamique pour le moment.
  • Désengagement des malteurs de leurs contrats en orge brassicole.

Maïs

  • Rendements aux États-Unis (Wasde).
  • Signature par une entreprise chinoise d’un accord de 5,2 milliards de dollars pour l’importation de produits agricoles.
  • Niveau de la production brésilienne (Conab).

Adèle d'Humières

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