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COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et du sucre du 3 au 10 décembre 2025 - Léger recul des prix du blé, toujours plombés par l’abondante récolte mondiale

L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 3 et le 10 décembre 2025, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.

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Les cours du blé meunier se sont repliés sur Euronext entre le 3 et le 10 décembre, cédant 1,25 €/t sur mars, 1,75 €/t sur mai. À Chicago, ils ont également reculé sur la semaine. Le rapport de l’USDA publié mardi n’a pas apporté de grande surprise en blé, mais a confirmé les chiffres de production élevés dans le monde. Les moissons canadienne (dans le sillage de StatCan), australienne et argentine ont notamment été révisées en hausse. En Argentine, le temps sec favorise le déroulement de la récolte. Cela concourt bien sûr au mouvement baissier sur les prix sur les marchés à terme. De plus, la Russie a supprimé ses taxes à l’exportation en blé, tandis que l’Argentine les a abaissées, accentuant la concurrence pour les origines européennes mais aussi états-uniennes. L’Argentine tente d’ailleurs de gagner en parts de marché sur le Maroc. Les tensions en mer Noire continuent de retenir l’attention des opérateurs et freinent quelque peu la baisse des cours.

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En ce qui concerne la récolte 2026, les perspectives s’annoncent tout aussi favorables, avec de très bonnes conditions de culture en France, en Russie et en Ukraine. La moisson devrait reculer dans l’Union européenne et aux États-Unis (où le blé est concurrencé par le soja) mais progresser en Ukraine.

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Sur le marché physique français, les cotations du blé ont légèrement reculé, dans le sillage des marchés à terme. On rapporte un peu d’activité sur les ports sur la période janvier-mars. Des compléments se font en blé fourrager de la part des fabricants d’aliments du bétail sur décembre-janvier, dans un marché alimenté. Les agriculteurs commencent finalement à vendre par besoin de trésorerie. L’activité est soutenue en direction de la meunerie en récolte 2026, mais aussi de l’amidonnerie en récolte 2025. L’usine de Nesles vient en effet de redémarrer et cherche de la marchandise. Dans le Sud de la France, l’activité est moyenne avec un peu de demande espagnole.

Bonne tenue de l'activité fluviale sur le port de Rouen

Sur le bassin de la Seine, les prix du fret fluvial n'ont pas évolué entre le 3 et le 10 décembre. Sur le port du Rouen, des demandes de transfert de grains sur le portuaire persistent, en raison de la bonne tenue de l’activité à l’exportation, au grand étonnement des opérateurs portuaires eux-mêmes. La cale vient à manquer, les bateliers commençant à lever le pied dans la perspective des fêtes de fin d'année. L’activité devrait perdurer jusqu’à la fermeture des coopératives, qui va s'échelonner à partir du 12 décembre. Sur l’intracommunautaire, les affaires se traitent au coup par coup. Le flux est sporadique et limité en volume.

Navigation normale sur le Rhin

Sur le Rhin, les prix de base du transport par la voie d’eau n’ont pas évolué d’une semaine sur l’autre. Le niveau du fleuve permet une navigation normale.

La rédaction

Maïs

Les inquiétudes se dissipent sur la peste porcine africaine en Espagne

Les cours du maïs ont cédé 1,25 €/t sur mars, 1,75 €/t sur juin, 2 €/t sur août et 1,5 €/t sur novembre sur Euronext entre le 3 et le 10 décembre. Le niveau de la récolte et des exportations ukrainiennes continue d’interroger. Les sources ukrainiennes s’attendent à une production abondante, mais l’USDA a révisé en baisse sa prévision d’exportations pour 2025-2026. Aux États-Unis, les prix étaient stables à en hausse. L’USDA n’a toujours pas modifié les rendements de maïs dans le pays, et a légèrement abaissé la production mondiale.

Sur le marché physique français, le maïs rencontre un peu de succès à l’exportation sur les places portuaires, vers les destinations habituelles sur de petits bateaux. Les primes portuaires s’apprécient, avec quelques tensions sur les volumes. La peste porcine africaine semble maîtrisée en Espagne. Les acheteurs belges sont présents pour l’origine Eure-et-Loir. En France, les fabricants d’aliments sont en passe de reformuler pour intégrer plus de maïs à partir de mars. L’éthanolerie et l’amidonnerie connaissent une bonne activité.

Orge fourragère

Manque de disponibilités

Les prix de l’orge fourragère ont reculé sur le marché physique français entre le 3 et le 10 décembre, notamment sur les échéances plus éloignées. Les volumes s’épuisent et l’activité s’essouffle par conséquent, même si la demande est toujours présente.

Orge de brasserie

Fermeture des deux malteries allemandes de Soufflet

En orge de brasserie, les prix sur le marché physique français ont reculé entre le 3 et le 10 décembre, de façon plus marquée en variété de printemps (Planet) qu'en variété d'hiver (Faro), et ce, toutes récoltes confondues. Le marché s'est révélé vendeur cette semaine, particulièrement jeudi, à la suite de la fermeture définitive des deux dernières malteries que le groupe Soufflet by InVivo possédait en Allemagne. Le secteur de la bière n’est de fait pas porteur depuis plusieurs mois.

Blé dur

Forte production canadienne

Les cotations du blé dur ont peu évolué sur le marché français. La révision en hausse de la récolte canadienne par StatCan rassure encore plus les acheteurs italiens. Rien ne se fait sur l’export. Le résultat d'un appel d'offres tunisien sera à suivre.

Céréales secondaires

Marché peu vendeur en triticale

Les prix de l'avoine dans les Ardennes sont reconduits en cette semaine du 3 au 10 décembre, sur un marché actif.

Le seigle meunier reste  non coté. 

Les cotations du triticale ont reculé plus fortement que le blé tendre sur la plupart des places de marché. En Bretagne, la prime a gagné +1 €/t sur la semaine à Pontivy, avec un prix de 170,5 €/t.

Sucre

Les prix du sucre ont perdu du terrain, sous le poids de l’offre indienne

Les prix du sucre brut ont perdu du terrain sur la semaine allant du 1er décembre au 5 décembre 2025 (-0,35 cts$/livre, à 14,52 cts$/livre) tout comme ceux du sucre raffiné (- 9 $/t, à 424,15 $/t). Après l’annonce de la Fédération nationale des coopératives productrices de sucre en Inde, la semaine précédente, d’un chiffre de production en nette hausse pour la période octobre novembre 2025 par rapport à la même période l’an passé : 4,1 Mt, soit + 50 %, c’est au tour du Brésil d’avoir confirmé, cette semaine, tant au niveau gouvernemental que dans les régions de production, d’une prévision de production en hausse pour la campagne 2025/2026. Selo le site Latifundist.com, les exportations ukrainiennes de sucre issu de la betterave ont atteint 116 000 t entre septembre et novembre, avec comme principales destinations le Liban, la Syrie, la Macédoine du Nord et la Bosnie Herzégovine.

La rédaction

À surveiller

Blé tendre

  • Tensions militaires en mer Noire et éventuelles perturbations du trafic maritime.
  • Concurrence de l'Argentine sur le Maroc.
  • Sortie des vendeurs sur le marché physique français.
  • Précipitations perturbant légèrement la moisson australienne.

Maïs

  • Demande portuaire européenne pour le maïs français.
  • Retour du maïs en formulation.
  • État des cultures en Amérique du Sud.

Orge

  • Présence russe sur l'Iran et la Chine, prenant des parts de marché au Kazakhstan.
  • Hausse de la production canadienne.
  • Manque de disponibilités en France.
  • Demande internationale toujours soutenue avec un appel d'offres tunisien.

Adèle d'Humières

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