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COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et du sucre du 21 au 28 janvier 2026 - Une semaine de quasi-surplace pour les prix du blé tendre coté en France

L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 21 et le 28 janvier 2026, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.

© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre français ont peu évolué dans la semaine allant du 21 au 28 janvier 2026 : + 0,50 €/t pour la référence physique cotée à Rouen et + 0,50 €/t également sur le marché à terme Euronext. Sur les marchés physiques, ce fut une semaine plutôt de repli pour les prix de base et pour la demande.

Les vendeurs se sont un peu montrés pour marquer les prix mais sans présenter un fort empressement à écouler de la marchandise. L’activité dans l’Hexagone est donc restée plutôt calme globalement, voire très calme. On rapporte, dans plusieurs régions, des acheteurs plutôt sur leur garde.

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On note une très faible activité en blé meunerie, les affaires se traitant plus facilement en blé fourrager. Clairement, c’est le segment de la nutrition animale, avec des acheteurs espagnols, italiens et nord communautaires qui tire le marché français, souligne un interlocuteur. Par ailleurs, on note un intérêt croissant pour la nouvelle récolte avec de plus en plus de questionnements pour fixer un peu les prix.

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Sur le plan international, le Coceral a publié ses premières prévisions de production pour l’année 2026 en blé tendre pour l’Union européenne et le Royaume-Uni : elle devrait atteindre 143,9 Mt, contre 147,5 Mt en 2025. En Ukraine, on relève une remontée des prix en raison des gelées qui ralentissent les livraisons. Statistics Canada a publié une prévision de production de 40 Mt de blé pour le pays en 2025, un chiffre record, en hausse de 3,4 Mt par rapport aux estimations précédentes. La Tunisie est revenue sur le marché, l’ODC publiant un appel d’offres de 100 000 t en blé meunier. Enfin, l’Égypte pourrait produire un volume record de blé en raison de conditions météorologiques hivernales favorables. Aux États-Unis, le blé tendre a atteint son plus haut du mois, à 536 cts$/boisseau.

Des dégagements continus sur le port de Rouen

 Sur le bassin de la Seine, les prix du fret fluvial n’ont pas évolué entre le 21 et le 28 janvier. Sur le port du Rouen, l'activité se maintient en blé tendre et en orge fourragère. Reste que la cale est limitée : en cas d’avarie, il est difficile de trouver un plan B. Sur l’intracommunautaire, on observe une activité erratique, devenue classique en l’absence de gros dégagements réguliers sur les ports de la mer du Nord.

Maintien d'une majoration de 30 % des coûts de fret sur le Rhin

Sur le Rhin, les prix de base du transport par la voie d’eau n’ont pas évolué d’une semaine sur l’autre. La majoration des taux de fret fluvial de 30 % en moyenne est toujours d'actualité, pour cause de basses eaux afin de pallier les moindres tonnages transportés. Pour l'heure, la navigation demeure possible.

Thierry Michel et Karine Floquet

Maïs

Les cours du maïs en retrait

Les prix du maïs ont reculé sur le marché physique français (- 4,50 €/t à 184 €/t) comme sur Euronext (- 1,25 €/t à 191,50 €/t) cette semaine. Clairement, ce sont les achats de maïs pour la fabrication d’aliments pour animaux qui animent le marché, avec notamment la présence persistante des acheteurs italiens et espagnols qui jugent cependant les prix un peu élevés. Selon le Coceral, qui vient de publier ses premières prévisions en 2026, la superficie cultivée en maïs dans l’Union européenne devrait baisser d’environ 15 % par rapport à 2020, passant de plus de 9 Mha à moins de 8 Mha. À l’international, SovEcon a abaissé sa prévision de production finale 2025 en maïs pour l’Ukraine, en raison de retard de moissons.

Orge fourragère

On commence à discuter nouvelle campagne

L’activité est moyenne en orge cette semaine. L’offre est très restreinte mais le nord communautaire est demandeur. Le manque de marchandise disponible à la vente se fait sentir dans plusieurs régions. Les prix sont notamment élevés en Bretagne, faute de marchandises. On commence à parler nouvelle campagne avec des discussions et quelques affaires, mais les vendeurs sont prudents.

Orge de brasserie

Reprise de l'activité

Les cotations d’orge de brasserie ont reculé sur les récoltes 2025 et 2026 entre le 21 et le 28 janvier 2026, perdant entre -1 €/t et -5 €/t en Faro comme en Planet selon les places de marché, exception faite de la Faro en rendu Rouen qui gagne 1 €/t sur la semaine. Cette baisse tarifaire a suscité de l'intérêt acheteur sur la campagne actuelle comme la prochaine. Les malteurs et brasseurs se préparent à la Coupe du monde de football qui se déroule cette année entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, un évènement qui stimule la consommation en tant normal.

Blé dur

Une semaine sans changement

Les prix n’ont pas bougé et l’activité est demeurée très calme.

Céréales secondaires

Marché calme

Le marché de l'avoine (blanche et noire) est calme dans l'Est de la France. Aucune nouvelle affaire n'a été traitée sur la Marne, mais des discussions ont lieu entre acheteurs et vendeurs. Les prix du triticale sont restés stables sur les différentes places de cotation de l'Est, du Sud et du Massif Central entre le 21 et le 28 janvier, à l'exception du départ Allier qui a perdu 3 €/t. Des affaires se traitent dans la Marne. Sur la Bretagne, la prime s'est renchérie de 3 €/t, tirant le prix à la hausse. Le seigle est toujours incoté.

Sucre

Les prix du sucre progressent un tout petit peu grâce aux surplus mondiaux et aux fonds indexés

Les prix du sucre brut ont reculé pour la période allant du 19 au 26 janvier (-0,11 cts$/livre, à 14,47 cts$/livre) tout comme ceux du sucre raffiné (-11,30 $/t, à 415,80 $/t). Les fondamentaux ont repris le dessus cette semaine avec plusieurs informations de marché concernant une hausse des productions, transformations et exportations de sucre à venir de la part des principaux pays exportateurs comme le Brésil ou encore l’Inde. En Europe, le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, a annoncé, le 26 janvier à l’occasion de la réunion des ministres à Bruxelles, la suspension du régime de perfectionnement actif applicable pour le sucre, une demande portée par la filière européenne de la betterave sucrière (CIBE) lors d’une rencontre le 23 janvier. Le fabricant Suedzucker a annoncé pour sa part être en mesure de payer une prime de 10 €/t sur les surfaces à planter en 2027 si ses producteurs acceptaient de diminuer les surfaces plantées en 2026, selon Areté Market Intelligence. En France, la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) a déclaré sa satisfaction en ce qui concerne le vote des Eurodéputés en faveur d’une saisine de la Cour de Justice de l’Union européenne afin de s’assurer que l’accord signé sur le Mercosur respecte les Traités européens existants. 

La rédaction

À surveiller

Blé tendre

  • Conditions de dégel aux États-Unis après la vague de froid.
  • Conditions climatiques en Russie et en Ukraine.
  • Risques géopolitiques, notamment la situation en Iran et son impact sur le prix du pétrole.
  • Prix du blé origine Argentine.

Maïs

  • Ratio de prix blé/maïs sur Euronext.
  • Présence des acheteurs européens.
  • Logistique au départ de l’Ukraine.
  • Météorologie en Amérique latine, notamment en Argentine et au Brésil.
  • Semis de la safrinha brésilienne.

Orge

  • Évolution de la demande dans une campagne déjà bien avancée.
  • Présence des acheteurs européens.
  • Évolution des prix sur la nouvelle campagne.
  • Poursuite de la demande en orge de brasserie.

Thierry Michel

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