Aller au contenu principal

COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et du sucre du 10 au 17 septembre 2025 - La faiblesse du dollar soutient les prix du blé sur le marché mondial

L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 10 au 17 septembre 2025, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.

© Généré par l'IA

Aux États-Unis, les cours du blé tendre sur le CBOT ont progressé de +13,2 cts$/boisseau sur le contrat décembre et de +14 cts$/boisseau sur le contrat mars. Le marché états-unien profite d’exportations dynamiques. La faiblesse du dollar et le retard de l’arrivée de la nouvelle récolte en mer Noire réoriente les achats des meuniers asiatiques vers l’origine états-unienne. Ainsi, l’USDA a augmenté les exportations, et réduits les stocks aux États-Unis à moins de 23 Mt.

Pour tout savoir sur l'actualité des marchés agricoles, cliquez ici

Les cours du blé sur Euronext ont progressé de +3,5 €/t sur le contrat décembre entre le 10 et le 17 décembre, soutenu par le blé états-unien. Ceux des contrats mars et mai ont encaissé des gains de 2,75 €/t et de 3,25 €/t dans marché peu de volatile. Le marché reste sous la pression de l’arrivée des offres russe et ukrainienne. En effet, la Russie a exporté un volume supérieur aux attentes en août, de 4,3 Mt. De plus, la récolte 2025 de blé russe est plus abondante que prévu avec des estimations à plus de 86 Mt, selon plusieurs analystes. Cependant, la mise en place de taxes à l’exportation de blé par la Russie offre une bouée d’oxygène aux prix européens. La demande internationale reste actuellement calme.

Pour tout savoir sur l'actualité des professionnels de la filière des grains, cliquez ici

Sur le marché physique français, l’activité a perdu de l’intérêt sur le portuaire. La progression de l’euro face au dollar pénalise la compétitivité des blés français et pose problème sur la façade atlantique. Les primes sur le portuaire se dégradent. Sur le marché intérieur, quelques affaires se font en blé fourrager pour compléter les besoins jusqu’à décembre dans l’Ouest. L’activité est calme sur la semaine dans l’Est de la France. Les vendeurs sont peu présents avec les niveaux de prix actuels. En meunerie, l’activité est faible : l’essentiel des besoins est déjà couvert jusqu’en décembre.

Retour à une campagne fluviale classique

Sur le bassin de la Seine, les prix du fret fluvial sont reconduits entre le 10 et le 17 septembre 2025. Sur le port du Rouen, l’activité à l’exportation se maintient pour l’instant ; une accalmie est pressentie à partir de la mi-octobre. Sur l’intracommunautaire, les trajets sont peu nombreux, comme à l’ordinaire en cette période de l’année.

Sur le Rhin, les prix de base du transport par la voie d’eau n’ont pas évolué d’une semaine sur l’autre. La navigation sur le fleuve se déroule normalement, en l’absence de basses eaux.

Mikaël Juchet et Karine Floquet

Maïs

Le marché attend la nouvelle récolte

Les prix du maïs ont repris sur Euronext +4,5 €/t sur le contrat novembre, +3 €/t sur l’échéance de mars et +2,75 €/t pour celle de juin. En Bretagne, quelques achats techniques ont été réalisés. Cependant, le maïs reste plus cher que le blé en formulation. Dans l’Est, on est dans une fin de campagne 2024-2025 technique et décousue, en attente de la nouvelle récolte. Les prix sur le CBOT ont progressé, soutenus par la faiblesse du dollar et une nouvelle récolte qui montre des rendements décevants dans les premières parcelles récoltées. Les exportations hebdomadaires sont dynamiques et bénéficient du décrochage du dollar sur le marché monétaire.

Orge fourragère

L’euro fait pression sur les prix de l’orge

Les prix de l’orge fourragère ont progressé sur les places physiques françaises, dans le sillage des marchés à terme. Sur le portuaire, le marché est handicapé par la progression de l’euro. Sur le marché intérieur, les fabricants d’aliments pour animaux sont peu présents et procèdent à des compléments sur le rapproché. Notons cette semaine l’absence de nombreux opérateurs de l’Ouest, avec la tenue du Salon international de l'élevage (Space) à Rennes.

Orge de brasserie

Statu quo

Les prix de l'orge de brasserie sur le marché physique français ont suivi une tendance baissière entre le 10 et le 17 septembre, toutes variétés et récoltes confondues. Les cours de la variété d'hiver Faro ont reculé de 2 €/t en FOB Creil et de 6 €/t en FOB Moselle, en récolte 2025 comme 2026. Ceux de la variété de printemps Planet ont perdu 6 €/t en FOB Creil et 4€/t en FOB Moselle, sur les deux récoltes. Il n'y a plus de marché en récolte 2025, en raison du niveau des prix non rémunérateurs pour les agriculteurs et du manque d'acheteurs. « On risque de les vendre en fourragère », s'inquiète un opérateur du marché français. En récolte 2026, on enregistre quelques affaires.

Blé dur

Les prix continuent de s’effriter

Les prix du blé dur sur le marché physique sont restés stables à Port la Nouvelle et ont continué de s’effriter, perdant 5 €/t sur le port de La Pallice entre le 10 et le 17 septembre. La baisse des prix italiens continue de peser sur le marché hexagonal.

Céréales secondaires

Recul des cours en avoine blanche et noire

Les prix de l'avoine blanche en départ Aisne/Ardennes perd 10 €/t entre le 10 et le 17 septembre. Il n'y a pas de volumes en Côte-d'Or.
Les cotations de l'avoine noire reculent de 10 €/t en départ Pontivy/Guingamp et cotent 175 €/t en départ Marne.
Les cotations du triticale évoluent en ordre dispersé dans une fourchette entre -5 et +5 €/t. Elles reculent dans la Drôme mais gagnent du terrain dans le Sud-Ouest et en Bretagne. 
Le seigle est toujours non coté.

Sucre

Evolution contrastée

Les cours à terme du sucre ont reculé à Londres tandis qu’ils ont légèrement augmenté à New York, entre le 8 et le 15 septembre. Les prix du sucre se sont établis lundi en légère hausse, après que Wilmar International a réduit son estimation de la production de sucre du Brésil Centre-Sud pour 2024-2025 à 38,2-39,5 Mt contre une estimation de septembre de 38,3-40,8 Mt, citant des pluies limitées et des températures élevées. Une tendance confirmée par Unica, qui a indiqué qu'elle avait chuté de 16,2 % en glissement annuel à 2,829 Mt au cours de la seconde quinzaine du mois de septembre.

La rédaction

À surveiller

Blé tendre

  • Récolte 2025 de blé français revue en hausse à 33,3 Mt
  • Progression de l’euro au-dessus de 1,18 dollar
  • Compétitivité du blé états-unien avec la faiblesse du dollar
  • Nouvelles taxes russes à l’export

Orges

  • Faible attractivité dans les formulations en alimentation animale en France
  • Usines bien couvertes jusqu’en décembre
  • Manque de compétitivité de l’orge de brasserie française
  • Achat de 60 000 t par la Jordanie

Maïs

  • Nouvelles récoltes française et européenne en recul
  • Exportations ukrainiennes en retard
  • Rendements aux États-Unis décevants dans les parcelles précoces
  • Exportations états-uniennes au-dessus des attentes
  • Offre mondiale abondante

Mikaël Juchet

Les plus lus

Collecteurs et utilisateurs sont deux maillons de la chaîne qui ne se connaissent pas, en raison de l’existence d’intermédiaires, les exportateurs en l'occurence.
Commercialisation des céréales : embellie pour les exportations françaises sur la campagne 2025-2026

Lors de son conseil spécialisé Grandes cultures du 13 mai 2026, FranceAgriMer a jugé que la dynamique des exportations…

<em class="placeholder">péniche sur l&#039;eau</em>
Fret fluvial : le trafic agricole sur le bassin de la Seine devrait repartir en 2026, après un recul en 2025

Le transport fluvial sur le bassin de la Seine s’est montré résilient en 2025, malgré la mauvaise récolte céréalière de 2024…

<em class="placeholder">Granulé d&#039;engrais.</em>
Prix des engrais : les hausses se poursuivent dans un contexte toujours incertain au Moyen-Orient

La hausse des cours des engrais sur le marché physique français limite la demande.

<em class="placeholder">Evolution mensuelle des livraisons d&#039;engrais azotés selon les campagnes</em>
Engrais azotés : forte augmentation des livraisons et des prix sur 2025-2026, dopée par le MACF
Malgré une augmentation des prix des engrais azotés de 14 % environ sur la campagne en cours, les livraisons sont en hausse…
<em class="placeholder">Coupe de luzerne dans la Marne.</em>
Luzerne déshydratée : la culture retrouve une dynamique positive en 2025-2026
Après une campagne 2024-2025 difficile, la filière luzerne déshydratée dresse un premier bilan favorable de la campagne 2025-2026…
Graphique prix blé orge maïs France au 11 mai 2026
Marché des céréales du 11 mai 2026 –  Des hausses de prix en blé et maïs confortées par le renchérissement du pétrole

L’évolution des prix du colza et du tournesol français entre le 8 et le 11 mai 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne