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Production animale
Les tonnages de la Nutrition animale bretonne en légère baisse en 2019

En volailles, les volumes sont en retrait d’un peu plus de 3%.
© Capri23auto pixabay

Les fabricants d’aliments pour animaux bretons enregistrent une baisse de leurs productions de 1,18% en 2019. « Le porc a connu une relative stabilité avec +0,55%, avec un petit alourdissement des carcasses », explique Hervé Vasseur, président de l’association Nutrinoë. Pour lui, la reprise des cours en mai a probablement évité que certains producteurs n’arrêtent. Il espère même une reprise plus marquée en 2020. Du côté des volailles, le constat est plus dur avec des volumes en retrait d’un peu plus de 3%. La dinde poursuit sa descente aux enfers avec -6,8%. « En vingt ans, la production a été divisée par trois. C’est une tendance lourde qui ne devrait pas s’arrêter. Elle est concurrencée par les importations et par le poulet lourd français. Nous espérons que ce dernier va continuer à progresser pour que la France puisse reprendre des parts de marché aux importations ». Pour le canard, la aussi en baisse, la cause est différente : après plusieurs années de crise sanitaire, le Sud Ouest est revenu à la production et la viande des canards gras reprend des positions aux canards bretons qui avaient comblé le manque. Pour les pondeuses, l’ajustement à -1,8% s’explique principalement par le mouvement de conversion des élevages en cages vers les modes de production alternatifs. Des bâtiments sont à l’arrêt pour être transformés et cette évolution est planifiée pour répondre aux engagements des filières pour la sortie de cages en 2022 ou en 2025 selon les cas. Enfin, les volumes d’aliments pour les bovins, avec -0,73%, s’expliquent par la bonne reprise des fourrages au second semestre même si les éleveurs ont subi la sécheresse au printemps et en début d’été. A noter également la hausse des ventes de soja en l’état (+29%), même si les fabricants d’aliments ont réduit leurs propres consommations au profit de protéines françaises ou européennes.

Sur fin 2019 et début 2020, Hervé Vasseur pointe les difficultés et les surcoûts pour toute la filière face aux grèves de train et dans les ports dans un contexte de reprise des cours des matières premières. « Mais, rassure t-il, nous avons réussi à toujours livrer les éleveurs et les performances dans leurs productions ont été maintenues ».

 

 

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