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Des exportations françaises d’orges revues à la hausse par FranceAgriMer, mais à la baisse en blé tendre

Les stocks hexagonaux d’orges et de maïs ont été revus en baisse d’environ 100 000 t entre mars et avril 2024 par FranceAgriMer, et ceux de blé tendre en très succincte hausse.

Des exportations de blé en berne, mais un regain d'intérêt en orge et en maïs.
© analogicus-Pixabay

Les bilans céréaliers français de FranceAgriMer (FAM) ont peu varié entre les mois de mars et d’avril 2024 pour la campagne commerciale 2023-2024. Les principaux changements concernent l’orge, avec une révision à la hausse de 200 000 t des chargements vers les pays-tiers. En blé tendre, les principales corrections concernent également les projections d’exportations, mais aussi de consommation des fabricants d’aliments pour animaux (FAB) et de l’amidonnerie/glutennerie. En maïs, les modifications se concentrent essentiellement sur les expéditions.

En orge, les exportations vers les pays-tiers sont désormais attendues par FAM à 3,6 Mt en avril 2024, contre 3,4 Mt en mars 2024. Ceci essentiellement grâce à la demande chinoise. Ces dernières semaines, les primes portuaires avaient progressé, témoignant d’une certaine dynamique de l’intérêt des chargeurs et, par ricochet, de la demande internationale. En revanche, les chiffres vers l’Espagne ont été revus à la baisse, entraînant un effritement des projections de l'export vers les Etats membres de l’UE de 35 000 t environ entre mars et avril, pour tomber à 3,016 Mt. Les stocks de fin de campagne 2023-2024 régressent d'un peu moins de 90 000 t, à 1,664 Mt.

Des exports de blé tendre vers pays-tiers en berne

Du côté du blé tendre, les prévisions d’exportations 2023-2024 vers les pays tiers ont été revues à la baisse de 150 000 t, à 10 Mt. « Le blé tendre français manque de compétitivité sur l’Afrique du Nord, notamment l’Algérie », a commenté Adèle Dridi, chargée d’études économiques sur les céréales françaises, lors de la conférence de presse suivant le conseil spécialisé grandes cultures de FAM le 17 avril 2024 en visioconférence. Celles vers l’UE ont été rehaussées d’un peu moins de 100 000 t, à 6,281 Mt. Les flux attendus vers l’Irlande, le Benelux et l’Allemagne ont été corrigés à la hausse, et à la baisse vers le Portugal, précise FAM. La consommation des FAB a été révisée à la hausse de 130 000 t, à 4,650 Mt, compte tenu du regain de compétitivité de la matière première en formulation. Celle de l’amidonnerie/glutennerie a été abaissée de près de 100 000 t, à 2,22 Mt. « Il se pourrait que ces chiffres soient encore optimistes », prévient l’experte de FAM. En conséquence, les stocks finaux prévisionnels pour 2023-2024 sont espérés à 3,751 Mt ce mois-ci, contre 3,742 Mt le mois antérieur.

Lire aussi : "Les stocks français de blé tendre et de maïs grimpent encore, selon FranceAgriMer"

Plus de 4 Mt d’export français de maïs ?

En maïs, les expéditions hexagonales grimpent de 120 000 t d’un mois sur l’autre, à 4,047 Mt. Celles vers l’UE gagnent 50 000 t, à 3,527 Mt, grâce à l’intérêt espagnol, et celles vers les pays-tiers de 70 000 t, à 420 000 t. « Nous constatons un recul des exportations ukrainiennes. Néanmoins, des annulations de commandes de la part de la Chine de maïs ukrainien pourraient réorienter ces marchandises vers l’UE, notamment l’Europe du Nord », alerte Adèle Dridi. Notons un léger décrochage de la consommation des FAB de 30 000 t d’un mois sur l’autre à 2,7 Mt. Les réserves de fin de campagne sont espérées à 2,336 Mt, en repli de 98 000 t par rapport au mois antérieur.

En blé dur, les stocks de fin de campagne sont attendus à 112 000 t ce mois-ci, contre 113 000 t précédemment.

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