Céréales et oléoprotéagineux bio : des stocks de céréales confortables en nouvelle campagne, en particulier en orge et en triticale
Le marché biologique des grains a pris connaissance des récentes mises à jour de FranceAgriMer. Les bilans céréaliers et protéagineux français s’orientent vers une détente en campagne 2025-2026.
En blé, en orge et en triticale, la forte hausse des collectes d’une campagne à l’autre, conjuguée à une demande insuffisamment dynamique, a conduit à une accumulation des stocks. Le bilan provisoire de l’orge apparaît particulièrement alourdi, pénalisé par le recul des débouchés brassicoles malgré une offre en nette progression. Celui du triticale suit une dynamique comparable, avec une demande restée relativement stable face à des disponibilités en forte hausse. La situation en maïs apparaît plus équilibrée, le bilan étant marqué par un recul conjoint de l’offre et des utilisations.
Côté protéagineux, les pois ont enregistré un fort rebond de production. Les hausses de la consommation intérieure et des exportations n’ont pas suffi à résorber les excédents, ce qui se traduit par d’importants reports de stocks. Le bilan provisoire des féveroles met en évidence une situation similaire : la progression des utilisations demeure inférieure à celle des disponibilités, entraînant une hausse des stocks de fin de campagne.
Quelques transactions en fin de campagne, mais des échanges encore limités sur la nouvelle récolte
Les opérateurs de marché signalent un rythme d’affaires encore peu dynamique sur la nouvelle récolte. Acheteurs et vendeurs peinent à s’accorder, dans l’attente des premières moissons. Il conviendra de patienter encore quelques semaines pour mesurer l’impact de la vague de chaleur survenue en mai sur les cultures et pour lever les incertitudes concernant les rendements et la qualité.
Le marché n’est toutefois pas totalement à l’arrêt : les acheteurs tardifs profitent d’offres attractives de la part de vendeurs souhaitant libérer de la capacité de stockage avant la nouvelle récolte. Dans ce contexte, les fourchettes de prix de l’orge de mouture ont été légèrement révisées à la baisse pour les deux campagnes. Il en est de même pour les cotations du colza en nouvelle récolte.