La moitié de l’humanité affectée par la dégradation des sols selon la FAO
La 17e conférence des Parties de la Convention de l’ONU sur la lutte contre la désertification et la dégradation des terres s’est achevée le 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie. C’est à cette occasion qu’a été présenté le deuxième rapport de la FAO sur la dégradation des sols. L’organisation alerte sur une situation qui s’aggrave partout dans le monde.
La 17e conférence des Parties de la Convention de l’ONU sur la lutte contre la désertification et la dégradation des terres s’est achevée le 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie. C’est à cette occasion qu’a été présenté le deuxième rapport de la FAO sur la dégradation des sols. L’organisation alerte sur une situation qui s’aggrave partout dans le monde.
Avec Agra Presse
« La moitié de l’humanité est désormais affectée par la dégradation des sols, avec des impacts grandissants sur la santé des populations, la production alimentaire, la qualité et la quantité d’eau, la sécurité et l’économie des États. Ces défis demandent une action concertée et globale », s’émeut dans un communiqué en date du 29 août le ministère de l’Ecologie, en référence au bilan de la dégradation des sols de la FAO. Ce rapport a été présenté lors de la 17e conférence des Parties de la Convention de l’ONU sur la lutte contre la désertification et la dégradation des terres, ayant eu lieu fin août à Oulan-Bator en Mongolie.
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Les sols sont à l’origine de 95 % de notre production alimentaire selon la FAO
Le rapport publié par la FAO estime que l’état des sols dans le monde se dégrade à une vitesse « alarmante » et que les solutions existantes pour y remédier sont encore peu appliquées. Il souligne que les sols sont à l’origine de « 95 % de notre production alimentaire » et rapporte que depuis 2015, la population mondiale a augmenté de 800 millions de personnes et qu’une superficie de 80 millions d’hectares a été transformée en terres agricoles, ce qui a pesé sur la pression des sols.
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L’érosion demeure la principale menace
L’érosion est la principale menace : la FAO relève que dans 81 % des cas étudiés, l'érosion est mal voire très mal gérée, et que la situation a empiré dans 65 % des cas. L’espoir subsiste malgré tout selon l’organisation onusienne, dont les experts assurent qu’il est « possible d’inverser la tendance ». Ils prônent notamment le travail réduit du sol, la diversification des cultures, ou encore un usage mixte d'engrais organiques et inorganiques pour maintenir la fertilité, des « solutions qui ont fait leurs preuves ». Depuis 2015, les scientifiques ont constaté une amélioration des pratiques dans seulement 10 % des cas étudiés.
Des entreprises françaises engagées en faveur de la préservation des sols
Dans son communiqué, le ministère de la Transition écologique affirme : « La France salue les résultats de cette COP importante, dans un contexte où les enjeux liés à la désertification, la dégradation des sols et la sécheresse se font de plus en plus prégnants, y compris sur le territoire français ». Il souligne que l’événement a permis de « mettre en lumière un nombre croissant d’initiatives visant à renforcer et accélérer l’action contre la dégradation des terres et le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité, en lien avec la mise en œuvre de politiques de développement durable ». Le ministère cite notamment la création du hub français de l’initiative « Business for Land », premier en son genre, qui va permettre de réunir les entreprises françaises engagées en faveur de la préservation des sols.
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