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Grippe aviaire : la stratégie vaccinale bute sur la réalité économique

Le ministère de l’Agriculture espère annoncer «mi-juillet» l’ensemble des modalités de la vaccination qui sera lancée en octobre contre l’influenza aviaire

Le programme de vaccination des canards implique deux injections
© DR

Initialement annoncé pour fin juin, l’annonce de la stratégie vaccinale de prévention contre la réémergence des virus Influenza aviaire dans les élevages commerciaux a été repoussée d’une quinzaine de jours , a-t-on appris le 28 juin lors d’un échange avec la presse.

Le début de la campagne de vaccination préventive est toujours prévu pour démarrer le 1er octobre. Le scénario minimal envisagé est celui de la vaccination de tous les canards en automne/hiver, largement couverte par les 80 millions de doses de vaccins de l’appel d’offres lancé au mois d’avril, sachant qu’une partie pourrait être stockée pour la campagne suivante.

Le gouvernement communiquera le résultat de cet appel d’offres aux entreprises ayant candidatées «au plus tard mi-juillet». Il n’a pas divulgué celles qui ont répondu à l’appel d’offres, mais il semble que toutes celles ayant reçu une autorisation temporaire de mise en marché courant juin l’aient fait : Ceva Santé animale (vaccin Respons AI H5), Boehringer Ingelheim (Volvac B.E.S.T AI + ND) et Zoetis (Poulvac Flufend H5N3). Pour mémoire, le vaccin de Zoétis n’a pas fait partie de l’expérimentation sur canards menée par l’Anses.

Les discussions butent encore sur l’arbitrage financier avec le ministère de l’économie et des finances, menées dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances (PLF) 2024. «Il reste encore des obstacles à lever, note  l’entourage de Marc Fesneau. Une fois que le schéma de financement sera arrêté, on pourra valider la stratégie vaccinale ».

Participation professionnelle mutualisée

Outre la discussion interne à l’exécutif, qui définira le périmètre du schéma de vaccination, le schéma de financement implique les professionnels à qui il a été demandé de participer. Mi-mai, les quatre interprofessions (volailles de chair, œuf, foie gras, gibier à plume) avaient demandé la prise en charge totale du coût du dispositif (vaccination et surveillance) par l’État pour la première campagne.

Elles n’ont pas obtenu gain de cause. Comme l’a rappelé Marie-Pierre Pé (Cifog) à Agra Presse le 28 juin, « le ministre nous a répondu qu’il voulait une participation des filières, ainsi qu’une mutualisation entre les espèces, car en vaccinant les canards, on protège toutes les volailles ».

Les quatre interprofessions, qui divergeaient il y a peu sur la mutualisation de leur participation, ont finalement «fait une proposition collective» aux pouvoirs publics, précise Marie-Pierre Pé. Pour cette première campagne, les professionnels suggèrent de «prendre en charge une partie des frais de vaccination correspondant à l’achat d’une dose appliquée» sur les deux nécessaires. Un niveau de participation qui «représente ce qui est attendu par le cabinet du ministre».

Pour les éventuelles campagnes suivantes, les filières avicoles étudient un recours au FMSE (fonds sanitaire professionnel).

Les autres sujets de la stratégie vaccinale à régler portent sur la « diplomatie sanitaire » (acceptation des pays tiers d’importer français), l’organisation logistique de la campagne de vaccination, ainsi que sur la surveillance et la traçabilité associées à la vaccination. Aux yeux du Cifog, cette surveillance post-vaccination devra « être assurée et garantie par l'État, car c’est un gage de réassurance des pays tiers. Pour nous, c’est un critère de réussite ».

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