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Grippe aviaire : La diplomatie sanitaire porte ses fruits

La démarche d’explication internationale de la stratégie vaccinale de la France contre l’influenza s’avère payante.

Embarquement de poussins destinés à l’exportation de génétique. L’embargo japonais perturbe surtout le foie gras (6 à 7 % des volumes nationaux) et celui des ...
Embarquement de poussins destinés à l’exportation de génétique. L’embargo japonais perturbe surtout le foie gras (6 à 7 % des volumes nationaux) et celui des États-Unis la génétique.
© P. Le Douarin

Suite au démarrage de la campagne française de vaccination contre l’influenza le 2 octobre dernier, très peu de pays ont annoncé leur intention de fermer leurs frontières aux produits avicoles français. Sans surprise, le Japon a bloqué toutes les importations avicoles françaises, « mais nous continuons les négociations bilatérales sur le long terme » a rappelé Emmanuelle Soubeyran début octobre à l’assemblée des accouveurs et sélectionneurs (SNA).

Grippe aviaire : La diplomatie sanitaire porte ses fruits
 

 

La directrice adjointe de la direction générale de l’alimentation s’est rendue au Japon du 18 au 20 octobre pour faire avancer les pions français sur l’acceptation de la génétique, des produits issus de canards vaccinés, et des autres.

Lire aussi : Les cinq points du plan de vaccination à retenir

Les États-Unis, suivis du Canada, ont quant à eux annoncé une suspension temporaire, en attendant les résultats d’une analyse de risque approfondie. Les autorités américaines sont pressurées par leur industrie avicole qui ne voudrait pas donner au Mexique l’opportunité d’en faire un argument pour exporter ses produits chez son voisin américain. Il vaccine lui aussi mais ne surveille pas comme la France. Taïwan a également demandé des informations complémentaires.

Aucun blocage des États membres

« Nos partenaires européens nous observent avec attention et beaucoup de nos homologues nous soutiennent en coulisses. » Autrement dit, ils souhaitent que le programme Français fonctionne pour s’en inspirer, si besoin. Certains pays (Espagne notamment) seraient déjà tentés de franchir le pas, mais la surveillance deux fois plus coûteuse que la vaccination, reste le principal point d’hésitation. La surveillance obligatoire ne sera pas remise en cause dans l’immédiat, sachant qu’il faudrait modifier l’acte délégué européen et que cela risque d’être long a précisé Emmanuelle Soubeyran.

La réflexion sur la mise en place d’une diplomatie sanitaire a démarré fin 2020, en même temps que celle de la stratégie sur la vaccination. Elle a d’abord eu une visée interne, car « l’idée de vacciner recueillait un accueil frileux de professionnels tournés vers l’exportation » a aussi rappelé la DGAL. Puis la diplomatie est montée en puissance avec les partenaires européens dans le cadre de l’Union européenne (acceptation de la vaccination à la condition de surveiller et contrôler) et mondiaux avec l’organisation mondiale de la santé animale. Aujourd’hui, les pouvoirs publics et les professionnels français collaborent et échangent régulièrement, de manière à faciliter les démarches administratives des entreprises exportatrices et informer les pays clients pour qu’ils maintiennent leur marché ouvert.

 

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