Être éleveur dans un désert laitier
Être isolé dans une région de grandes cultures pose de nombreuses difficultés : suivis technique et vétérinaire, fonctionnement des Cuma, échanges avec ses pairs…
Être isolé dans une région de grandes cultures pose de nombreuses difficultés : suivis technique et vétérinaire, fonctionnement des Cuma, échanges avec ses pairs…

Le Gaec du Village est adhérent d’une Cuma, qui ne compte plus que quatre adhérents pour l’ensilage. L’ensileuse est vieillissante et ne pourra pas être remplacée quand elle lâchera. Les ETA viennent de trop loin pour pouvoir assurer un ensilage de qualité au moment optimal. « Nous irons jusqu’au bout puis il faudra peut-être trouver une solution alternative », prévoit Thierry Ciapa. Le séchage en grange ? Trop coûteux certainement. L’enrubannage ? « On n’en a pas envie. » Une ration tout foin ? Ce sera peut-être la solution. Autre difficulté qu’on ne soupçonne pas dans les grandes régions d’élevage laitier : l’impossibilité d’avoir des discussions professionnelles avec ses pairs. Hormis l’éleveur du même canton, le plus proche est à plus de 30 km. Récemment Thierry Ciapa a accompagné un ami transporteur, à 250 km, juste pour le plaisir d’échanger avec un autre éleveur laitier bio !