Aller au contenu principal

Des pratiques pour limiter la résistance des parasites aux antiparasitaires

Avec l’apparition des résistances, la donne est en train de changer, imposant de nouvelles pratiques.
Avec l’apparition des résistances, la donne est en train de changer, imposant de nouvelles pratiques.
© Geode

« Ce sont les familles d’antiparasitaires qu’il faut alterner et non les marques »

 

 
Laurence Sagot, institut de l’Élevage/Ciirpo
Laurence Sagot, institut de l’Élevage/Ciirpo © Ciirpo

Les capacités d’adaptation des strongles digestifs ont joué à plein pour leur permettre de développer des résistances aux antiparasitaires. Le basculement vers des populations de parasites entièrement résistantes ne se fait pas « d’un seul coup ». Il est au contraire progressif, parfois très lent, passant par une phase insidieuse pendant laquelle l’éleveur ne se doute de rien. Selon Philippe Jacquiet, enseignant chercheur à l’école nationale vétérinaire de Toulouse, il faut absolument préserver l’efficacité des molécules existantes pour y faire face. La première pratique à mettre en place est de ne traiter que lorsque cela est nécessaire. Limiter le nombre de traitements par an revient à diminuer la pression de sélection exercée sur les populations de parasites. L’analyse coprologique couplée avec des indicateurs tels que la note d’état corporel ou la coloration des muqueuses oculaires permet de prendre une décision.

Seulement quatre familles de produits

La seconde pratique à adopter est d’alterner les familles de molécules. En matière de produits antiparasitaires, le choix des marques commerciales est large. En réalité, l’arsenal thérapeutique se limite à quatre familles de produits. Toutes les molécules appartenant à une même famille partagent le même mode d’action, c’est-à-dire qu’elles ont les mêmes cibles sur les parasites. Ce sont donc les familles qu’il faut alterner et non les marqueS et ce, y compris sur un même lot et dans la même année. Par ailleurs, en matière de traitement antiparasitaire, un surdosage est une perte d’argent et un risque de toxicité. Un sous-dosage est un risque pour le développement de résistances et d’une efficacité moindre. Il est donc primordial d’avoir une évaluation du poids de l’animal le plus lourd du lot à traiter. Le bon état du matériel de traitement (pistolet drogueur) est également important.

Pour en savoir plus, la brochure « Lutte contre les strongles digestifs : une nouvelle donne, de nouvelles pratiques, des perspectives prometteuses » est à votre disposition sur www.idele.fr et www.inn-ovin.fr.

Les plus lus

<em class="placeholder">Des ovins au pâturage dans les Pyrénées catalanes.</em>
Des chercheurs catalans suivent le pâturage des ovins à la trace
Des chercheurs de l’Institut de recherche et de technologie agroalimentaire, basé en Catalogne, ont équipé de traceurs GPS des…
Des carcasses d'agneaux au marché de Rungis.
Accord UE-Australie : 25 000 tonnes de viande ovine et caprine concédées à l’Australie
Un nouvel accord de libre-échange a été conclu entre l’Union européenne et l’Australie le 24 mars. Les droits de douane européens…
L'éleveuse tient un chiot beauceron dans ses bras en extérieur.
Aveyron : « J’allie mes deux passions, les chiens de conduite et la sélection génétique »
Installée en Gaec en Aveyron, Amandine Gastal est éleveuse de brebis lacaunes et de beaucerons. L’élevage de chiens de conduite…
En Dordogne, « nous produisons 1 800 agneaux par an en baissant la mortalité »
Les associés du Gaec de Vialette, en Dordogne, produisent des agneaux toute l’année grâce au désaisonnement lumineux. Néanmoins,…
<em class="placeholder">Un éleveur et son troupeau de Hampshire</em>
« Moins elles passent de jours en bâtiment, mieux c’est » : Nicolas conduit ses Hampshire en plein air intégral
Jeune installé en plein air intégral, Nicolas Mary mise sur la rusticité de la brebis Hampshire pour une conduite économe. Il…
<em class="placeholder">Une brebis Montagne Noire</em>
La Montagne noire, une race aux qualités bouchères reconnues
Au Mas-d’Azil en Ariège, sur le massif du Plantaurel, Patrick Respaud est la cinquième génération à élever des vaches Gasconne…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre