Céréales et oléagineux bio : tension en blé et orge fourragers, sous l’impulsion du maïs
Les prix des céréales bio sur le marché physique français ont progressé entre le 29 août et le 12 août 2026. La faiblesse de la récolte de maïs à venir a conduit au renchérissement de ses cotations, entraînant celles du blé tendre et de l’orge de mouture dans son sillage.
Les prix des céréales bio sur le marché physique français ont progressé entre le 29 août et le 12 août 2026. La faiblesse de la récolte de maïs à venir a conduit au renchérissement de ses cotations, entraînant celles du blé tendre et de l’orge de mouture dans son sillage.
Le marché des grains bio est relativement calme en cette période estivale, nombre d’opérateurs étant partis en congés.
Le marché des céréales bio sous tension
Sur les quinze derniers jours, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère, du grand épeautre et du petit épeautre bio ont gagné du terrain, dans le sillage de ceux du maïs bio. Le retour de températures caniculaires, lié au manque de pluies, continue de dégrader le potentiel de rendement de la culture. Les premières cotations de maïs bio en récolte 2026 s’établissent à des niveaux comparables à celles de la récolte 2025, entre 410 et 430 €/t.
Dans ce contexte de fermeté, quelques lots de céréales bio sont ressortis sur le marché. Cependant, les acheteurs, bien couverts jusqu’à septembre, sont actuellement attentistes. La situation est identique en féverole bio. Ses cours ont progressé dans le vide, en l’absence de besoins à couvrir sur le rapproché.
Reste que, dans l’absolu, les agriculteurs et organismes stockeurs sont réticents à la vente. Ils s’attendent à ce que les prix progressent encore, les collectes de céréales à paille bio étant en baisse d’une campagne sur l’autre et les productions en cultures de printemps bio (maïs, tournesol et soja) étant attendues en chute libre. Les pénuries en maïs bio et en tourteau bio devraient conduire à une importante demande en matières premières fourragères autres.
Les importations à destination de la nutrition animale en question
Les importations se structurent en blé et en maïs bio, selon un spécialiste du marché biologique européen.
En nutrition animale, les fabricants d’aliments s’interrogent sur leur capacité à respecter la contrainte des 30 % de matières premières bio origine France dans leurs formulations en cette année de pénurie de maïs hexagonal. A titre d’exemple, dans le Sud-Ouest, entre les approvisionnements en marchandises espagnoles et les importations de tourteaux et de graines de tournesol roumains, les industriels devront opérer des arbitrages entre produits importés afin de respecter la réglementation européenne en matière de sourcing dans l’alimentation animale bio.