Céréales et oléoprotéagineux bio : la campagne bat son plein, le marché demeure calme
Cette semaine, les moissons se poursuivent, toujours sous de fortes chaleurs. Le marché est plutôt attentiste en termes de prix et attend d'en savoir plus sur les qualités des grains.
Cette semaine, les moissons se poursuivent, toujours sous de fortes chaleurs. Le marché est plutôt attentiste en termes de prix et attend d'en savoir plus sur les qualités des grains.
Les moissons avancent avec des rythmes différents en fonction de la géographie et des conditions météorologiques : dans certaines régions, des parcelles sont récoltées, notamment dans le Sud, alors que, par exemple, en Lorraine, on cherche à faire de la place dans les installations de stockage pour rentrer les moissons débutantes.
De bons volumes malgré la chaleur, la qualité est au rendez-vous
Les premiers retours confirment les prévisions, à savoir que les volumes seraient plutôt importants avec des bonnes qualités en céréales. Attention aux rendements parfois ! Tout cela est à confirmer bien sûr. En blé tendre, si l’on retient un volume de récolte supérieur à 300 000 t en 2026, les effets des fortes chaleurs pourraient grignoter un petit 10 % de cette estimation et encore, pas dans toutes les régions. Les critères de qualité technologiques et sanitaires sont plutôt très bons, voire excellents, en général. Côté blé dur, la qualité est au rendez-vous également (en particulier en termes de poids spécifique et de taux de protéine), avec des rendements en recul aussi par rapport à l’an passé mais moins fort qu’en conventionnel. On attend aussi de beaux volumes en orge et en triticale. De toute façon, les meuniers sont couverts pour cet été, soit par leurs contrats commerciaux, soit en effectuant des achats sur des stocks de report de la campagne qui s’achève.
Un marché plutôt observateur sur la nouvelle récolte
Les prix ont très peu évolué en céréales d’une semaine sur l’autre, les acheteurs ne se décidant qu’au coup par coup sur des petits volumes jugés « corrects » en termes de prix. Certaines cotations d’orge fourragère baissent. Le marché s’anime un peu en maïs, avec certains cours qui ont tendance à progresser. « Il est préférable d’attendre une semaine ou deux avant d’avoir une idée plus claire sur les prix », explique un intervenant du marché. D’un côté, les opérateurs sont relativement bien couverts et les annonces concernant la nouvelle récolte ne créent pas d’urgence à se positionner. Seuls le sarrasin et le petit épeautre animent un tant soit peu le marché.
En soja, il ne se passe quasiment rien sur le marché, les opérateurs ayant procédé à des achats en mai et attendant désormais la récolte pour se positionner. Le marché est un tout petit peu plus actif en colza. En tourteaux de tournesol, il semble que les opérateurs soient couverts jusqu’à la nouvelle récolte.
Pour mémoire, à l’issue du conseil spécialisé Grandes cultures du 17 juin, les experts de FranceAgriMer avaient envisagé pour 2026-2027 une récolte précoce d’orge dans le Sud-Ouest, des baisses de surface en maïs, avec un possible report vers le tournesol, et des estimations de rendements très hétérogènes selon les régions. À suivre.