Aller au contenu principal

Avez-vous opté pour des abreuvoirs à niveau constant pour vos vaches en préparation au vêlage ?

Assurer un abreuvement en quantité suffisante aux vaches est essentiel, mais pas uniquement pendant la lactation. Favoriser une ingestion plus rapide avec un abreuvoir à niveau constant a aussi un intérêt pour vos vaches taries.

 

Gurvan Mancel, éleveur en Ille-et-Vilaine

Avez-vous opté pour des abreuvoirs à niveau constant pour vos vaches en préparation au vêlage ?
© E. Bignon

OUI L’investissement dans notre abreuvoir de 200 litres à niveau constant a été très vite rentabilisé ! Certaines vaches délivraient mal et ne démarraient pas en lait après le vêlage. Le vétérinaire et le nutritionniste nous ont dit que l’eau était trop limitante lors de la préparation au vêlage. Cela se voyait aussi dans les bouses qui étaient dures et sèches. On n’a rien modifié à la ration, juste substitué les abreuvoirs poussoirs au bac et ça a tout changé. Fini les non-délivrances, les vaches prennent de la mamelle, et même les colostrums sont de bien meilleure qualité (26 de brix en moyenne contre 19 auparavant !). Par contre, l’inconvénient avec les bacs, c’est qu’ils mouillent beaucoup l’aire paillée.

 

Denis Buan, éleveur en Ille-et-Vilaine

OUI J’ai vu une différence d’ingestion flagrante pour mes vaches en préparaiton au vêlage depuis que j’ai installé dans leur box un bac de 2,50 m de long à niveau constant. Elles arrivent désormais à consommer 3 kg de paille par jour alors qu’avant, c’était déjà compliqué de leur faire ingérer 2 kg et il y avait toujours des refus. Je le vois car je pèse la ration distribuée au bol mélangeur. Pour les veaux aussi, j’ai vu l’ingestion nettement s’améliorer depuis que le bac à niveau constant a remplacé l’abreuvoir poussoir. Certaines petites génisses n’avaient pas suffisamment de force pour pousser et accéder à l’eau. Contrairement à avant, elles parviennent maintenant à consommer les 2 kg d’aliment au sevrage et sont passées de 650 à 800 g de GMQ sur la phase lactée. J’ai aussi relevé le niveau de l’aire de couchage car à force de curer l’aire paillée, on enlève de la terre et les abreuvoirs finissaient par devenir trop hauts et moins accessibles. 

 

Benoît Equis, éleveur dans le Puy-de-Dôme

Avez-vous opté pour des abreuvoirs à niveau constant pour vos vaches en préparation au vêlage ?
© B. Equis

NON Mes vaches à 8 500 litres par an sont en étable entravée à 1 000 m d’altitude. Les laitières comme les préparations au vêlage partagent un abreuvoir à palette pour deux. Dans ce type de bâtiment, ce système est bien adapté. Les vaches se mettent toujours à la même place, l’accès à l’eau n’est pas limitant, il n’y a pas de concurrence comme en stabulation.

 

Frédéric Duhil, éleveur en Loire-Atlantique

Avez-vous opté pour des abreuvoirs à niveau constant pour vos vaches en préparation au vêlage ?
© E. Bignon

OUI MAIS par manque de place et pour ne pas souiller l’aire paillée, je n’ai pas installé de bacs. J’ai juste remplacé l’abreuvoir à palette par un petit bol à niveau constant à l’intérieur d’une buse de protection qui permet de recueillir l’eau qui déborde. Depuis, l’aspect des urines a changé ; elles sont moins épaisses et moins foncées qu’avant, preuve que les taries ne buvaient pas toutes assez.

 

Rédaction Réussir

Les plus lus

<em class="placeholder">Bovins lait / sécheresse / prairie desséchée / troupeau laitier au pâturage en Poitou-Charentes</em>
Assurance prairies : « Tous les hectares de prairies, assurés ou non, peuvent bénéficier d’une indemnité en cas de pertes de rendement de plus de 30 % »

Face à un épisode de sécheresse qui continue de s’étirer dans le temps sur la majeure partie de la France, les pertes de…

<em class="placeholder">ragondin</em>
Avortement de génisse au pré : quand les ragondins entrent dans l’enquête
Chez les bovins, la leptospirose cause des troubles de la reproduction, notamment des avortements dans la seconde moitié de…
<em class="placeholder">David Cartron dans une parcelle de maïs impactée par la sécheresse</em>
Sécheresse : « La priorité, c’est de trouver du maïs et de préparer les stocks 2027 », en Vendée

En Vendée, la sécheresse et les périodes de canicule ont fortement impacté la constitution des stocks de fourrage. Pour tenir,…

<em class="placeholder">logettes bien dimensionnées grand troupeau au top Côtes d&#039;Armor</em>
Votre bâtiment compte-t-il plus d’une logette par vache laitière?

Avez-vous moins d’une logette par vache afin de rentabiliser votre bâtiment ? Ou bien, pour de meilleures conditions de…

Deux cas d'orthobunyavirus formellement détectés en Normandie

Jusqu'à présent principalement identifié dans l'Est de la France ainsi qu'en Suisse et en Allemagne, l'orthobunyavirus vient d…

<em class="placeholder">Les quatre associés du Gaec de la Verne dans la stabulation</em>
Dérobées : « Avec l’association ray-grass et légumineuses couplée aux méteils, nos silos d’herbe sont remplis pour toute l’année dès le printemps », en Saône-et-Loire

Le Gaec de la Verne, en Saône-et-Loire, récolte depuis vingt ans des dérobées avant maïs pour sécuriser le stock d’herbe. Des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière