Une journée au concours du Meilleur ouvrier de France Primeur

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De 9h00 à 11h30 ont lieu les épreuves pratiques. A réaliser deux “corbeilles” et un plateau de f&l découpés pour trois occasions définies (anniversaire, retraite, retour de voyage). Les candidats ont découvert les thèmes et les trois contenants (sachet vitrine, panier en bois et corbeille japonaise) à utiliser au début de l’épreuve. Particularité cette année, l’âge des candidats : on note la présence de plusieurs jeunes. La relève est assurée… Crédits : © Claire Tillier
Le jury est composé de divers professionnels de la filière f&l : grossistes, personnel du CTIFL, interprofession, primeurs bien sûr, anciens Meilleurs Ouvrier de France… Il se divisent en deux groupes. Le jury de travail qui juge l’ensemble du travail (si c’est réalisé dans de bonnes conditions d’hygiène etc.) et le jury d’observation qui prend un œil plus “consommateur”. Ils ont des grilles de notation très précises à remplir. « Difficile de noter, nous confie l’un des jurés », peu habitué à la pratique. Les notes seront ensuite compilées par le logiciel du comité organisateur. Les résultats n’étaient pas encore connus au moment où nous écrivions ces lignes. Crédits : © Claire Tillier
Les épreuves se sont déroulées dans un chapiteau dressé pour l’occasion et devant le public tenu à distance par des barrière. Un stress supplémentaire ? « Non, nous ont répondu les candidats interrogés, une stimulation supplémentaire… » Le public a ensuite pu découvrir les corbeilles de plus près l’après-midi. Crédits : © Claire Tillier
Après le déjeuner, les candidats passeront les épreuves dont les épreuves écrites (QCM) et orales (argumentaire de ventes). Dans ces salles, se dérouleront aussi les épreuves de dégustations du jury et l’argumentaire sur le choix des produits. Crédits : © Claire Tillier
11 h 50 : Les primeurs, escortés par les organisateurs, doivent traverser le salon avec les produits qu’ils ont choisi pour les épreuves de dégustation, pour rejoindre les salles où se dérouleront les épreuves de l’après-midi. Personne ne doit leur parler, examen de Niveau II oblige. Crédits : © Claire Tillier
Maxime Lafranceschina était membre du jury cette année. Il avait passé brillamment les épreuves en 2015. « Ce que cette distinction a changé dans sa vie de primeur ? Cela nous a amené une clientèle qui recherche la qualité. Mais cela nous confère avant tout un devoir de transmettre et de promouvoir nos métiers. Je dois encore moins faillir qu’avant », déclare-t-il avant d’inviter tous ceux qui auront échoué cette année à se représenter lors du prochain concours. Crédits : © Claire Tillier
Les primeurs ont dû apporter leurs produits et leur matériel (ruban, petites ardoises…) sans connaître le thème des épreuves de corbeilles. « Certains ont choisi des produits originaux, d’autres des f&l plus classiques. Toute la difficulté réside aussi dans les quantités apportées. Il en faut suffisamment, mais pas trop », nous nous confie un examinateur. Crédits : © Claire Tillier
11h30 : Fin des épreuves pratiques. Le niveau est très éclectique. Certains sont très à l’aise sur cette épreuve pratique : « C’est ce qu’on fait au quotidien », nous souffle-t-on. D’autres nous avouent ne pas avoir dormi beaucoup la nuit précédente. Idem question timing : certains avaient fini avant la fin ; d’autres ont manqué de temps… Crédits : © Claire Tillier

C’est dans le cadre du salon Saveurs et Soleil d’automne à Sélestat (Bas-Rhin) que se sont déroulées les épreuves qualificatives du 3e concours “Un des Meilleurs ouvriers de France” dans la catégorie Primeur. Les deux précédents concours avaient eu lieu en 2011 à Clermont-Ferrand et en 2015 à Paris et Rungis. Vingt et un candidats ont passé les épreuves cette année. Outre la réalisation de “corbeilles”, le concours comprend aussi des épreuves théoriques, un QCM d’une heure composé d’une centaine de questions sur la filière f&l dans sa globalité. L’épreuve « la plus dure » aux dires de tous les candidats que nous avons interrogés à l’issue du concours, « les questions étaient extrêmement pointues ». Puis une épreuve de vente (« il faut simuler une vente », avec le juré en tant que consommateur) et une autre de sélection-dégustation, le primeur devait apporter des produits, justifier son choix, proposer l’un d’entre eux à la dégustation au jury. Puis le jury, en choisissait lui-même deux pour une deuxième dégustation.

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