Emploi Un salarié permanent à temps partiel, la solution aujourd’hui pour Hervé Gisclon

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Hervé Gisclon et le salarié du Service de Remplacement, Jean-Michel Simon. Crédits : © HLP

Tous les matins, Jean-Michel Simon se rend sur l’exploitation de Hervé Gisclon producteur laitier sur la commune de Rosières. Pendant 5 heures, il va assurer la traite, l’alimentation du troupeau et le nettoyage du bâtiment.Puis selon les jours et le temps il est amené à effectuer d’autres tâches. Jean-Michel est salarié du Service de Remplacement de Haute-Loire depuis septembre 2012 après avoir quitter sa propre exploitation suite à des problèmes de santé ayant entraîné des difficultés sur sa ferme.Et cela fait maintenant 4 mois qu’il travaille plus particulièrement sur cette exploitation.

Passer de 3 à 1…
Depuis presque 1 an et demi Hervé Gisclon s’est retrouvé seul sur son exploitation.Installé en 1996, il était en Gaec avec son père, puis sa mère les a rejoints. Puis tour à tour ses parents ont pris leur retraite, et le Gaec s’est transformé en Earl du Roudesse, et de 3 associés on est passé à 1 exploitant.
110 ha de surface agricole utile dont 85 de surfaces fourragères pour nourrir un troupeau de 50 laitières et leur suite, deux sites d’exploitation… Le travail ne manque pas sur cette ferme.Et pour palier le départ de ses parents, Hervé Gisclon a envisagé diverses possibilités avant de faire le choix d’un salarié.
«J’ai pris des apprentis en BTSpar alternance.C’est une formule intéressante d’un coût raisonnable, mais le problème c’est le manque de souplesse.L’apprenti vient 2 semaines par mois sur l’exploitation et ce n’est pas toujours à ce moment qu’on en a le plus besoin».
Habitué à travailler à plusieurs, Hervé a alors envisagé de trouver un associé.Les expériences n’ont pas été concluantes et le dernier essai lui a laissé un goût un peu amer : «J’ai embauché un jeune qui voulait s’installer.Tout se passait bien, ça avait l’air d’aller, puis du jour au lendemain il a renoncé.Il ne m’a pas donné beaucoup d’explications, mais je pense que la réalité du métier et des chiffres l’ont refroidi.J’avoue que ça m’a coupé les bras…».

(...) Retrouvez la suite de l'article dans notre édition papier du vendredi 03 mai.

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Suzanne Marion

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