En principe, une telle activité relève des bénéfices industriels et commerciaux. Cependant, le législateur tolère que les recettes des activités accessoires réalisées par un exploitant agricole soumis à un régime réel d’imposition soient prises en compte en tant que bénéfices agricoles. Depuis le 1er janvier 2018, pour bénéficier de ce régime, les recettes accessoires ne doivent ni dépasser 50 % de l’ensemble des recettes tirées de l’exploitation, ni 100 000 € (art 75 CGI). Auparavant les limites étaient portées à 30 % des recettes et à 50 000 €. Dès lors que cette double condition est respectée, l’exploitant peut intégrer ces revenus à ceux de son activité viticole.
Le viticulteur a donc plusieurs possibilités :
- soit il rattache son activité touristique à ses revenus agricoles, s’il s’agit d’une activité accessoire,
- soit il relève du régime des micro BIC s’il ne dépasse pas les seuils (Art. 50-0 CGI : le chiffre d’affaires ne doit pas excéder 70 000 € HT ou 170 000 € HT selon le classement du gîte).
Toutefois, pour continuer à bénéficier de leur régime de faveur concernant l’abattement majoré de 71 % dans le cadre du micro BIC, les gîtes ruraux doivent être dans la catégorie « locaux classés meublés de tourisme ». Les autres gîtes qui ne sont pas classés en « meublés de tourisme » ne se verront pas appliquer le seuil de 170 000 € ni l’abattement de 71 %, mais celui de 70 000 € et l’abattement de 50 %.
- soit cette activité est soumise au régime réel d’imposition au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC),
- soit le viticulteur entre dans la catégorie des loueurs de meublés professionnels, mais s’agissant d’une activité accessoire, ce régime est rarement applicable à l’exploitant agricole.
Taxe sur la valeur ajoutée
En fonction du mode d’exploitation, d’autres conséquences fiscales notamment en matière de TVA sont à prendre en compte :
*s’il s’agit d’une simple location meublée non professionnelle, l’activité sera exonérée de TVA, sans possibilité d’option,
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* si l’exploitant fournit au moins trois des prestations suivantes, son activité deviendra professionnelle :
- petit-déjeuner,
- nettoyage régulier des locaux,
- fourniture du linge de maison,
- réception même non personnalisée des clients.
Il sera alors soumis à la TVA (art. 261 D du CGI) et devra en outre s’immatriculer au registre du commerce et des sociétés.
Repères
Si les recettes des activités accessoires réalisées par les gîtes ne dépassent pas 50 % de l’ensemble des recettes tirées de l’exploitation, ni 100 000 €, elles peuvent être prises en compte en tant que bénéfices agricoles.
L’activité ne devra pas proposer plus de deux prestations sur quatre (petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture du linge de maison, réception même non personnalisée des clients) afin d’être exonérée de TVA.