[TAILLE DE LA VIGNE] "Changer de mode de taille lors de la conversion bio nous a permis de stabiliser les rendements"

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Julien Cuisset, vigneron au Château Grinou, en Dordogne a modifié son mode de taille pour stabiliser ses rendements en passant au bio Crédits : © Château Grinou

« Nous nous sommes convertis à l’agriculture biologique en 2006. Mais avant de nous lancer nous voulions être sûrs de notre modèle économique, car nous avions vu des exemples de conversions ratées à cause de la hausse des charges et de la baisse des rendements.

Je me suis intéressé à la non-taille palissée. Je suis allé voir un système de ce type en Allemagne, que j’ai adapté à ma façon. Depuis, nous passons en hiver pour tailler en forme de haie, à la machine. Nous coupons juste sous le fil du haut. La première année nous avons eu de très gros rendements, mais dès la deuxième année nous avions un rendement d’AOC classique autour de 60 hl/ha. Nous avons dû sortir de l’appellation, mais nous ne regrettons pas car l’objectif est atteint : nous avons des rendements stables et des charges maîtrisées. Puisque nous sommes en cave particulière, c’est une démarche que nous pouvons expliquer. Au printemps nous n’avons plus de travaux de relevage ou d’ébourgeonnage donc nous sommes davantage réactifs pour aller traiter. Et cette année malgré le gel, notre récolte a été plus qu’honorable par rapport à nos voisins. »

 

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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