Les responsables de la prime oléique française actuellement nulle, voire négative, sont bien les pays de la mer Noire, a confirmé Sofiprotéol, lors du conseil spécialisé de FranceAgriMer Oléoprotéagineux du 21 mars. Le groupe industriel pointe la flambée de la production de tournesol oléique sur la zone Ukraine/Russie entre 2011 et 2015, passant de 0,11 Mha à 0,42 Mha. Ajoutons à cela la hausse des productions en Roumanie et en Hongrie, qui représentent respectivement 5 % et 8 % des volumes produits en Europe en 2015, contre 4 % et 6 % en 2013. Et la culture est très rentable en Europe de l’Est, surtout en Ukraine, laissant présager une poursuite de la production, au moins pour 2017. En France, la variété oléique représentait, en 2015, 70 % des surfaces. Rappelons également que les stocks sont actuellement très élevés. FranceAgriMer n’exclut pas une hausse des surfaces françaises de tournesol au profit du colza, qui a vu ses surfaces baisser de 7 % entre 2016 et 2017. Ainsi, la dynamique actuelle laisse penser au géant industriel français que la prime oléique restera à un faible niveau à court terme.
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Sur plus long terme, divers facteurs sont à considérer, pouvant faire varier la prime dans un sens comme dans l’autre. « Les rendements de la graine de tournesol oléique sont plus faibles. Aussi, la variété est plus sensible à la température », indique Sofiprotéol. De fortes variations de production pourraient survenir chez l’ensemble des pays producteurs, augmentant la volatilité. Le groupe estime par ailleurs que l’huile oléique reste demandée, répondant à des besoins spécifiques et complexes des industriels, justifiant une prime par rapport à la qualité standard.