En début d’année, le groupement des producteurs bio du Puy-de-Dôme (Bio 63) organisait une formation sur les analyses de sols. Avec l’appui et l’expertise de Thibault Deplanche (Célesta Lab), il s’agissait de permettre aux agriculteurs de renforcer leur autonomie dans l’interprétation des analyses de sols, de s’approprier les résultats et de pouvoir adapter leurs pratiques, bref de faire des analyses de sols un véritable outil d’aide à la décision stratégique dans la conduite des cultures.
L’analyse physico-chimique Une analyse de sol c’est d’abord une analyse physico-chimique. La texture du sol est dépendante des éléments minéraux présents et est la résultante de la dégradation de la roche mère en dessous. Grâce à cette analyse en proportion des éléments (limons, argiles, sables) on peut situer son sol sur le triangle des textures et connaître les propriétés physiques de ces derniers. Il est important de préciser que la texture évolue à des temps géologiques et que l’impact de l’agriculteur est très faible dans cette mesure. Comme on dit « on fait avec ce qu’on a ». Ce sont donc les pratiques qu’il faut faire évoluer en fonction du type de sol et non l’inverse ! La structure est liée à la texture (nature du sol) et aux pratiques de l’agriculteur. Elle peut évoluer beaucoup plus rapidement grâce ou à cause du travail du sol. Un passage de tracteur avec la mauvaise pression des pneus ou encore sur une terre pas assez ressuyée peut provoquer des tassements et ainsi pénaliser le fonctionnement du sol. En effet la présence d’oxygène est indispensable pour les bactéries et champignons qui dégradent la matière organique.
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