« Stop à l’hémorragie de la production agricole » Rendez-vous à Clermont-Ferrand et à Lyon le 21 février

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Le feu gronde dans les campagnes…Jeudi dernier, pour illustrer leur désarroi, une cinquantaine d’agriculteurs du Puy-de-Dôme a allumé des feux de détresse aux quatre coins du département. En écho à la mobilisation parisienne qui a rassemblé plus de 2 500 agriculteurs et 500 tracteurs, le 8 février dernier, les départements d’Auvergne-Rhône-Alpes ont tous organisé, la semaine dernière une opération de contrôle des prix et de l’origine des produits, rencontrer leur préfet, leur parlementaire…Bref, face à la cacophonie des pouvoirs publics, qui tous les jours réclament davantage de souveraineté alimentaire tout en multipliant les obstacles pour affaiblir le potentiel de production, les choses bougent et vont encore bouger davantage, puisqu’à l’appel de la FRSEA et des JA, une manifestation régionale est programmée le 21 février prochain à Lyon et à Clermont-Ferrand.

Gouvernement : y-a-t-il un pilote dans l’avion ?

« Dans un contexte social tourmenté autour de la réforme des retraites, l'actualité agricole doit être traitée sérieusement car des échéances législatives arrivent à grand pas. Le renforcement de la Loi EGA2 est une obligation alors que certains opérateurs de l’aval cherchent déjà à la contourner. Le nouveau dispositif de gestion des risques doit être bâti sur des critères objectifs pour apporter de la lisibilité aux exploitants qui vont devoir se positionner très rapidement. Veut-on gérer une enveloppe ou accompagner les agriculteurs face à des situations climatiques extrêmes ? Des décisions politiques courageuses et claires doivent être prises rapidement quant au modèle agricole voulu en France demain. Nous interpellerons directement le président de la République au salon de l’agriculture puisque jusqu’à présent, son ministre de l’Agriculture s’est montré particulièrement transparent et défaillant sur ces sujets », résume David Chauve, éleveur dans le Puy-de-Dôme secrétaire général de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes. Et d’estimer qu’à la veille du salon de l’agriculture, « le gouvernement ne doit pas trembler pour trancher et afficher une cohérence entre son discours et ses actes. Les paysans méritent une autre considération que celle d'être au final l'éternelle variable d'ajustement de tout le système ».

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Des contrôles de prix dans les magasins clermontois

Très concrètement, la mobilisation concomitante à Lyon et Clermont-Ferrand veut marquer les esprits, à grands renforts de tracteurs, d’agriculteurs et d’agricultrices arborant des banderoles explicites telles que « N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas ». A Lyon, le rassemblement se fera en fin de matinée devant la Préfecture et la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal). À Clermont-Ferrand, le cortège opérera d’abord des contrôles sur les prix et l’origine des marchandises dans des grandes et moyennes surfaces de l’agglomération. En début d’après-midi, la mobilisation se poursuivra devant la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf).

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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