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Quelles sont les causes des avortements en élevage de ruminants ?

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En bovin, on considère qu’il y a avortements répétés lorsque deux avortements (ou plus) sont signalés en moins d’un mois ou s’il y a plus de 4% d’avortements sur la campagne. Crédits : © GDS 43

Chez les ruminants, les avortements, quelle qu’en soit la cause, entrainent des pertes économiques, parfois importantes. Ils sont toujours un signal d’alerte qu’il faut prendre en considération. Définition et causes

Au sens réglementaire, selon le Code Rural (article R223-79), « Est considérée comme un avortement l'expulsion du fœtus ou du veau, soit né mort, soit succombant dans les quarante-huit heures après la naissance, à l'exclusion des avortements d'origine manifestement accidentelle ». Plusieurs causes peuvent mener à des avortements. Elles sont classées en deux catégories :
-  Les causes non infectieuses : cela regroupe les causes alimentaires (déficit énergétique, excès MAT, acidose, déficit en minéraux et/ou oligoéléments et/ou vitamines, ingestion de plantes toxiques, mycotoxines, etc…), les causes traumatiques (stress thermique, coup, stress de manipulation, etc…) et les causes génétiques (malformation, complexe vertébral, etc…)
- Les causes infectieuses : liées à des virus (BVD, IBR, Schmallenberg, FCO, parvovirus, etc…), à des bactéries (brucellose, Fièvre Q, E.Coli, salmonellose, etc…), à des mycoses (aspergillus, mucor, etc…) et à des protozoaires (néosporose, toxoplasmose, etc….).
Lorsqu’un avortement survient, sa déclaration est obligatoire. Cette déclaration entre dans le cadre de la prophylaxie contre la brucellose. L’Etat prend alors en charge le déplacement du vétérinaire sanitaire, les frais liés à l’acte vétérinaire et aux analyses.
 

Le kit avortement du GDS 43


En bovin, on considère qu’il y a avortements répétés lorsque deux avortements (ou plus) sont signalés en moins d’un mois ou s’il y a plus de 4% d’avortements sur la campagne. En petits ruminants, on considère qu’il y a avortements répétés lorsque quatre avortements (ou plus) sont signalés en moins d’une semaine ou s’il y a plus de 5% d’avortements sur la campagne. Le GDS43 propose « le kit avortement » à ses adhérents se trouvant dans cette situation. Les maladies inclues dans ce kit sont issues du travail fourni par le dispositif national OSCAR (Observatoire et Suivi des Causes d’Avortements chez les Ruminants). Sa finalité est d'améliorer la connaissance des causes infectieuses des avortements, afin d'adapter les mesures de diagnostic, de prévention et de lutte. Les causes infectieuses les plus fréquentes pour chaque espèce sont donc recherchées. 
Ces analyses complémentaires à la brucellose sont prises en charge à 100% dans la limite de 2 par épisode d’avortement. N’hésitez pas à vous rapprocher de vos vétérinaires et du GDS
 

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Précautions à prendre


Dans le cas des avortements à cause infectieuse, certaines maladies avortives peuvent être contagieuses pour le troupeau et/ou être des zoonoses et sont donc transmissibles à l’Homme. Des mesures de précaution peuvent être mises en place pour limiter le risque de contagion :
-   Manipuler l’avorton/les produits d’avortement avec des gants,
-   Maintenir à l’abri l’avorton et les produits d’avortement jusqu’à la venue du vétérinaire (du soleil, de la chaleur, des carnivores domestiques et sauvages, …),
-   Nettoyer et désinfecter le matériel utilisé en cas d’assistance à la mise-bas (même vos habits) ainsi que le box d’isolement où la femelle aura séjourné. 
 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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