Sommet de l'Elevage Quel est le plan pour l'élevage ?

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"Les annonces et orientations qui seront exprimées par les pouvoirs publics lors du prochain Sommet de l’Elevage revêtent une importance encore plus forte dans le contexte de décapitalisation accélérée du cheptel. Les éleveurs bovins viande attendent des signaux clairs sur la stratégie de la France pour un secteur essentiel à l’économie des territoires et la souveraineté alimentaire", explique la Fédération nationale bovine, ce lundi 2 octobre, alors que le Sommet de l'Elevage ouvrira ses portes pour quatre jours à Clermont-Ferrand.

  • Juste rémunération des producteurs

La FNB attend des pouvoirs publics une pleine application de la Egalim 2 afin "d'aboutir à la couverture des coûts de production selon les indicateurs officiels de référence".

  • Vision politique

Au-delà de la question économique, mère des durabilités, les professionnels de l'élevage sont dans l'attente d'une vision politique. "Il s’agit d’acter la durabilité du modèle de production français, fondé sur le lien au sol, une très large part d’autonomie alimentaire, un équilibre agronomique prairies et cultures, et une dimension d’exploitation à taille humaine … autant de différences fondamentales avec les pays dont l’Europe voudrait faire entrer plus encore les viandes, dans sa logique d’accords de libre-échange destructeurs !"

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  • Mesures fiscales

En matière d'accompagnement, la FNB milite également pour des mesures financières spécifiques, "dont une mesure fiscale adaptée à la situation spécifique de l’élevage, et un appui à la poursuite des démarches de progrès et de recherche-développement".

  • MHE : pérenniser et réhabiliter tous les flux commerciaux

Et à très court terme, "sur le plan des restrictions aux échanges d’animaux induites par les mesures liées à la MHE (maladie hémorragique épizootique), l’intérêt collectif, autant en France que pour les importateurs des pays européens et pays-tiers, est à une finalisation très rapide des actions engagées par les autorités françaises en vue de pérenniser et réhabiliter tous les flux commerciaux".

Pour Patrick BENEZIT, Président de la Fédération Nationale Bovine : « Notre action est permanente vers les pouvoirs publics pour porter les alertes et proposer des solutions qui pérenniseront l’élevage et sa filière. Les pouvoirs publics doivent maintenant s’engager sur des mesures, dans une vision politique d’ensemble cohérente, pour répondre à l’attente des éleveurs ».

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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