SÉCHERESSE Premières restrictions d'eau dans le Puy-de-Dôme

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Après avoir placé l'intégralité du Puy-de-Dôme en vigilance sécheresse, le 13 juillet dernier, la Préfecture du Puy-de-Dôme a pris un arrêté de restriction des usages de l'eau pour 44 communes du département. Depuis le 20 juillet, suite à la réunion du comité départemental de l'eau (CDE), 44 communes sont soumises à l'état d'alerte et se voient imposer plusieurs interdictions.


Situation hydrologique : une dégradation qui se poursuit


Après un mois de juin plus chaud que la normale et des précipitations de plus en plus rares, les débits des cours d'eau ont poursuivi leur ralentissement tel que le Bédat, rivière représentative de la zone hydrographique « Allier rive gauche moyen ».
Compte-tenu de ces éléments, le préfet du Puy-de-Dôme a décidé, à l’issue des échanges en CDE, de passer en alerte les communes de la zone Allier rive gauche moyen et de maintenir en vigilance le reste du département.

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Ce zonage d’application des mesures de restriction du niveau d’alerte sur la zone Allier rive gauche moyen distingue :
- d’une part les prélèvements à partir du réseau d’eau potable, pour lesquels un moindre nombre de communes est concerné (en effet, les communes alimentées majoritairement à partir de l’axe Allier dépendent pour l’eau potable de la zone AEP Allier et demeurent à cet égard en vigilance). Il s'agit des communes de : Blanzat, Cébazat, Chamalières, Chanat-la-Mouteyre, Charbonnières-les-Varennes, Chateaugay, Châtelguyon, Durtol, Enval, Gerzat, Malauzat, Marsat, Mozac, Nohanent, Orcines, Riom, Romagnat, Royat, Saint-Genès-Champanelle, Sayat et Volvic ;
- d’autre part les prélèvements à partir du milieu superficiel et en nappe d’accompagnement (carte ci-dessus). Les communes concernées sont :
Aubière, Aulnat, Beaumont, Blanzat, Cébazat, Ceyrat, Chamalieres, Chanat-la-Mouteyre, Chappes, Charbonnières-les-Varennes, Châteaugay, Chatêl-Guyon, Chavaroux, Clerlande, Clermond-Ferrand, Cournon-d'Auvergne, Durtol, Ennezat, Entraigues, Enval, Gerzat, Joze, Lempdes, Les Martres-d'Artière, Lussat, Malauzat, Malintrat, Marsat, Ménétrol, Mozac, Nohanent, Orcines, Perignat-les-Sarliève, Pessat-Villeneuve, Pont-du-Château, Riom, Romagnat, Royat, Saint-Beauzire, Saint-Bonnet-Près-Riom, Saint-Genès-Champanelle, Saint-Laure, Sayat et Volvic.
Les mesures de restriction sont en vigueur depuis le 21 juillet 2023 jusqu’au 31 août 2023.


Irrigation et usages particuliers sous conditions


Dans les communes concernées par le seuil d'alerte, l'irrigation agricole des prairies et grandes cultures mais aussi l'irrigation maraîchère, horticole, des jeunes plants, vergers, plantes médicinales ou aromatiques est interdite de 10 heures à 18 heures. En revanche, les systèmes économes en eau tels que goutte-à-goutte, pied-à-pied et autres pour le maraîchage, l'horticulture, les jeunes plants, les vergers, les plantes médicinales ou aromatiques ne sont pas soumis à cette restriction. 
L'arrosage des potagers, jeunes plants, ligneux, chantiers paysagistes, des plantes et des fleurs des jardineries, des fleuristes, des pépiniéristes ainsi que des espaces verts, pelouses, jardins d'agrément, publics ou privés, des massifs de fleurs, jardinières, des aires de jeu et des terrains de sports est interdit de 10 heures à 18 heures.
L'arrêté interdit formellement le lavage des véhicules (particuliers, professionnels ainsi que des machines agricoles), des bâtiments de stockage, des hangars, des façades, des toits ainsi que le remplissage des piscines particulières de plus de 1 m3.

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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