Pomme et poire : comment se présente la campagne française 2023 ?

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L'Hémisphère Sud devrait produire et exporter plus de pommes en 2024, tiré par l'Afrique du Sud. En revanche, la récolte de poires est prévue à la baisse, selon les données de WAPA. Crédits : © Esther Merbt de Pixabay

L’Association nationale Pommes Poires va lancer sa campagne 2023 le 31 août lors de sa traditionnelle conférence de rentrée mais donne déjà quelques tendances début juillet.

Contrairement aux précédentes campagnes, 2023 n’aura pas connu d’épisodes de gel tardif, mais pour autant, certains vergers de manière localisée ont pu subir les conséquences d’aléas climatiques extrêmes.

 

Vers une petite récolte en poire mais normale en pomme

En pomme, l’ANPP note un léger retard dans la récolte vis-à-vis de l’an passé et des attaques de pucerons difficilement maîtrisables. En outre, les conditions de production laissent à penser une récolte proche de la normale.

En poire, le phénomène d’alternance fait craindre une petite récolte pour les variétés d’été, plus proche de la normale en variétés d’hiver.

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Les conditions météo de cet été peuvent encore impacter largement sur la quantité et la qualité des fruits.

 

Coûts de production et distorsion de concurrence dans le viseur de l’ANPP

Sur un plan économique, la hausse importante du coût des moyens de production, tendance amorcée en 2022 se poursuit. L’ANPP tient aussi à souligner la « concurrence toujours plus forte des autres pays européens qui disposent de réglementations moins strictes tant que le plan technique que social ou environnemental ».

Tous ces points de vigilance seront débattus à la demi-journée du 31 août.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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