Les eurodéputés devraient renforcer aujourd'hui la protection des citoyens européens et de leur environnement contre les pesticides. Ils vont s'atteler à mettre à jour une législation de 1991 sur l'autorisation de mise sur le marché. Selon le projet adopté par la commission de l'Environnement du Parlement, les substances actives autorisées seraient listées par l'UE, en tenant compte de leur impact négatif sur les hommes mais aussi sur des espèces auxquelles le pesticide n'est pas censé s'attaquer, comme les abeilles. Pour limiter les risques aussi sur la santé humaine, les substances les plus dangereuses -cancérigènes, toxiques pour la reproduction, neurotoxiques...- devraient tout simplement être interdites. Si le Parlement suit sa commission Environnement, la plupart des substances seront autorisées pour 10 ans, et ensuite, chaque État membre sera chargé d'autoriser les nouveaux produits.
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Mais, les eurodéputés semblent divisés et certains craignent d'imposer trop de contraintes à la puissante industrie chimique européenne qui a déjà entamé une forte campagne de lobbying contre le texte. Une des mesures phares du texte est l'interdiction, sauf dérogations, des pulvérisations aériennes, très prisées dans la viticulture. Le projet interdit également l'utilisation des pesticides dans tous les parcs, jardins publics, cours de récréation, et autres zones résidentielles, ainsi que leur application dans une zone tampon de 10 mètres autour de tous les cours d'eau. Un autre point concerne l'introduction d'objectifs chiffrés de réduction de l'utilisation de pesticides: moins 25% sur cinq ans et moins 50% sur dix ans. Dans sa proposition de juillet 2006, la Commission européenne préconisait seulement que chaque Etat membre définisse des «mesures et des calendriers» pour réduire la dépendance aux pesticides.