Bovins : L’Institut de l’élevage note que le marché européen des jeunes bovins s’est raffermi. En Pologne, la hausse du zloty face à l’euro a tiré les tarifs vers le haut. La reprise de l’abattage rituel ouvre des nouvelles portes aux exportateurs, ce qui pourrait limiter la pression polonaise sur l’Italie. En Allemagne, la consommation est tonique et la production baisse, ce qui permet aux tarifs de se réajuster à la hausse. Outre-Manche, les disponibilités sont limitées. En Italie, la tendance est peu évolutive.
Ovins : En Grande-Bretagne, même si l’offre continue de s’étoffer, les prix grimpent encore, tirés par une bonne demande, d’autant plus que Pâques approche à grands pas. En Espagne, au contraire, le marché reste très mauvais, faute de consommation. En 2014, la production a chuté à 112 000 tonnes, 5 % de moins qu’en 2013, selon Eblex. La production a été divisée par deux depuis 2005. Les élevages ne sont plus rentables, et la réforme de la PAC n’arrange pas la situation. Les disponibilités fourragères sont parfois tendues et les bergers sont moins nombreux. En repli depuis 2001, le cheptel ovin a baissé de 1 % en 2014. Malgré cet recul de la production, les importations espagnoles ont plongé de près de 40 % en quatre ans, faute de consommation. La viande ovine est la plus chère du rayon et la plus touchée par la crise économique. Les achats des ménages ont reculé de 8 % en 2014. Les prix à la production se sont repliés. De quoi permettre à l’Espagne de gagner en compétitivité à l’export, sur le marché français et sur les pays tiers.
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