Malgré des prix élevés l’an dernier, les exportation françaises d’ovoproduits ont progressé en 2025. Les importations ont aussi progressé dans le même temps, surtout sur le jaune d’œuf liquide, peu disponible l’an dernier.
Malgré la tension sur le marché des œufs, les exportations françaises d’ovoproduits ont progressé de 4,3 % en 2025, relate l’Itavi en s’appuyant sur les données douanières.
Elles ont été notamment dynamiques vers la Belgique (+7 %), l’Espagne (+9 %) le Royaume-Uni (+13 %) et l’Allemagne (+30 %), compensant les replis enregistrés vers l’Italie (-23 %) et de 8 % vers les Pays-Bas. La hausse de 2 % des envois aux pays-tiers « est liée à un pic d’envois vers l’Équateur. Ce qui illustre que les acteurs français ont la capacité de répondre à des besoins sur des marchés qui s’ouvrent », explique Simon Fourdin, directeur du pôle économique de l’Itavi.
Plus d’un tiers des exportations françaises d’ovoproduits sont constituées de jaunes liquides, qui ont reculé de 2 % en 2025. Les envois d’entiers liquides ont reculé de 8 % mais ceux d’albumine liquide ont progressé de 15 %. Les envois de jaunes séchés (+3 %) et d’entiers échés (+18 %) progressaient aussi, à l’inverse de l’albumine séchée (-14%).
Les importations d’ovoproduits ont augmenté en 2025
Les importations françaises d’ovoproduits ont, dans le même temps, progressé de 5,6 %. L’Espagne reste le premier fournisseur de la France, avec des envois en hausse de 2 %, devant les Pays-Bas dont les envois ont bondi de 75 %. La plupart des autres pays fournisseurs étaient en repli, Belgique (-11 %), Allemagne (-33 %) Pologne (-31 %) et Italie (-32 %).
Les importations de jaune progressent pour sécuriser les approvisionnements
Les importations de jaunes liquides ont fortement progressé l’an dernier (+52 %), tandis que celles d’entiers liquides reculaient de 14 %. Les achats français de jaunes séchés reculaient de 17 % tandis que ceux d’entiers séchés progressaient de 20 %. Dans un contexte de tensions sur l’offre et de hausse des prix, cette dynamique de hausse des importations de jaunes « pourrait s’expliquer car le blanc est techniquement plus substituable que le jaune en IAA. Les industriels utilisateurs de jaune auraient davantage recours aux importations pour sécuriser leur approvisionnement tandis que les utilisateurs des blancs changent les recettes avec des substituts » estime Mohamed Bouzidi de l’Itavi.