L'abattoir de Dunkerque a fermé pour raisons sanitaires. Celui de Bellebrune en raison de la conjoncture.
Après la fermeture provisoire de l'abattoir public de Fruges (voir LM du 24 septembre) ordonnée par la DSV 62, le Nord-Pas-de-Calais voit encore disparaître deux de ses abattoirs. Le 3 octobre dernier, le sous-préfet de Dunkerque a en effet confirmé la décision de fermeture de l'abattoir communautaire de Dunkerque (4500 tonnes de viande abattues) prise par la DSV du Nord.
« Mauvaise maîtrise de la température, niveau insuffisant du nettoyage des installations et du contrôle des animaux à leur entrée, niveau très insuffisant de la maîtrise hygiénique de l'abattage, de la gestion des déchets animaux…. », la liste des griefs est longue. Elle a contraint le représentant de l'Etat à supprimer les estampilles sanitaires permettant d'abattre aux normes européennes.
L'abattoir public de Dunkerque était en sursis, tout comme le sont quelques autres abattoirs dans le département du Nord (on cite notamment ceux de Douai et d'Hazebrouck). Après le changement d'exploitant intervenu en fin d'année dernière (la charcuterie des Flandres basée à Petite-Synthe s'était portée acquéreur en novembre 2007 après une mise en redressement judiciaire prononcée le 9 juillet 2007), l'administration avait fait preuve de bienveillance en accordant quelques dérogations. La dernière d'entre-elle, accordée le 3 juillet dernier, prenait fin le 30 septembre : elle n'aura pas été renouvelée. Trente salariés seront licenciés et une cellule de reclassement mise en place.
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A quelques dizaines de kilomètres de là dans l'arrière pays boulonnais, le président de la coopérative de Bellebrune annonçait le 6 octobre dernier aux 18 salariés que l'abattoir de volailles cesserait son activité le 31 octobre prochain si aucun repreneur ne se manifestait.
Selon Guy Pochet, président de cette coopérative qui commercialise ses volailles via la société « Licques Volailles » (voir
Viande Magazine N°22 de juin 2008), l'abattoir a subi de plein fouet la baisse des ventes des poulets label rouge dans les GMS. Cette annonce pourrait être de nature à solutionner le contentieux historique qui perdure entre Bellebrune et Licques. Rien ne dit en effet que les responsables de Licques ne soient pas intéressés par une reprise éventuelle de Bellebrune… A suivre !