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Mobilisation : la colère monte dans les campagnes de l’Allier

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Face aux pertes climatiques, à la hausse des charges et à la baisse des prix, la FNSEA 03 et les JA 03 ont appelé leurs ressortissants à se rassembler mercredi 30 septembre devant les préfectures et sous-préfectures de l’Allier.

« Il faut que les choses évoluent »

La mobilisation organisée était l’occasion pour les responsables syndicaux de faire entendre leur colère et leurs attentes. Pour Ludivine Lot, présidente des Jeunes Agriculteurs de l’Allier, l’évaluation des pertes par satellite est particulièrement contestable, le système est inopérant, il ne correspond pas à la réalité des pertes sur le terrain.

Elle renchérit : « On est en sécheresse, canicule depuis le mois de mai. On n’arrive plus à nourrir nos animaux. Les céréaliers, les maraîchers n’ont pas eu la production qu’il faut. Toutes les productions ont des soucis de trésorerie ».

 

Le renouvellement des générations en question

Au-delà de l’urgence climatique, Ludivine Lot alerte sur les conséquences à long terme pour le renouvellement des générations. 

« On a déjà beaucoup de départs en retraite et, si on veut continuer à pouvoir manger français dans nos assiettes, le renouvellement des générations est primordial, mais il ne pourra se faire durablement que si nos jeunes peuvent vivre de leur métier. Nous refusons de voir s’installer une nouvelle génération d’agriculteurs qui ne serait pas en mesure de vivre dignement de son travail. »

 

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« La prochaine fois, on pourrait être moins tendres »

Geoffrey Rivaux, président de la FNSEA 03 a dit : « Nous nous sommes fortement mobilisés, nous étions réunis pour dénoncer le plan CASI, mais aussi la hausse des charges, des engrais, du GNR. Aujourd’hui nous réclamons davantage de soutien, le compte n’y est pas : 2 millions d’euros pour notre département, cela représente moins de 500 euros par exploitation. Dérisoire ! Les pertes pour l’Allier étant sans commune mesure, à savoir quasi 50 à 70 fois supérieures ».

Le responsable syndical attend désormais de la part de la ministre de l’Agriculture des réponses concrètes au Sommet de l’Élevage.

Geoffrey Rivaux souligne toutefois le caractère pacifique du rassemblement : « On n’a pas voulu emmerder le concitoyen. On a mis des banderoles, on n’a rien détérioré ». 

Mais il prévient : « La prochaine fois, on pourrait être un peu moins tendres si jamais on n’obtient pas ce qu’on veut. Il en va de la souveraineté alimentaire de notre pays et du maintien de notre tissu économique au sein de nos territoires ruraux ».

 

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