La Feef rejoint la volonté de compléter EGAlim qui n’a pas encore permis d’atteindre l’objectif de revalorisation agricole et de stopper la spirale déflationniste.
La fédération est favorable à la non négociabilité des prix agricoles à condition que cette non négociabilité s’applique aussi au tarif du transformateur auprès du distributeur. « Toute seule la non négociabilité du prix agricole va créer un effet ciseau pour les transformateurs PME qui vont être pris en étau s’ils n’ont pas les moyens de répercuter ces hausses dans leur tarif au distributeur. Ainsi, avec cette mesure seule, il y a un réel risque que les PME françaises qui représentent 98% des industries agroalimentaires deviennent à leur tour la variable d’ajustement des négociations commerciales », explique Dominique Amirault, Président de la FEEF. Il réaffirme son souhait " de rendre au transformateur la liberté de son tarif".
De leurs côtés, la FNSEA et les JA ontsalué ce projet de loi mais soulignent toutefois qu’il faudrait « l’affermir ». Une loi qui « s’inscrit dans les attentes répétées de la profession et qui pose les bases pour conforter l’ensemble du dispositif EGAlim », écrivent les deux syndicats.
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La question des indicateurs de coûts de production
Ce texte pourrait rendre plus efficace et plus opérationnelle la construction du prix en marche avant. « Nous saurons être force de proposition pour que dans le cadre du débat parlementaire, certains éléments essentiels puissent être introduits et affermis », ajoutent-ils.
La FNSEA et les JA soulignent l’impasse impossible sur le renforcement des indicateurs de coûts de production, « absents du texte ». Les syndicats veulent formuler des propositions pour que leur prise en compte soit précisée et renforcée dans le cadre de la contractualisation, en commençant par l’obligation de leur diffusion.