Echauffement des fourrages Mieux vaut prévenir que guérir

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L’auto-inflammation des fourrages intervient dans les quatre semaines suivant la fauche. Crédits : © Réussir

Les fourrages, stockés encore humides, peuvent fermenter. Outre la dépréciation de leur qualité nutritive, ce processus de combustion lente entraîne à l’intérieur des balles un accroissement important de la température. Cette sur-fermentation, qui peut s’étaler sur plusieurs semaines, peut déclencher un incendie : c’est l’auto-inflammation. Pour éviter l’incendie, plusieurs règles ont fait leur preuve. D’abord sur le champ, au moment du fauchage : effectuez de préférence la fauche au moment où la météo annonce au moins deux jours de beau temps et une perspective correcte au-delà de ces deux jours. Ensuite, il s’agit de s’assurer d’un séchage rapide et homogène : le foin coupé doit rester au moins trois jours par temps sec en plein air pour atteindre un taux d’humidité de 15 % à 20 % avant d’être mis en balles. Lors de l’engrangement, avant de rentrer vos fourrages, assurez-vous que le foin soit bien sec. En effet, moins de quatre semaines après séchage aux champs, on risque de voir apparaître une reprise de fermentation et donc d’incendie. Selon le temps de séchage des balles (rapide ou lent), il est recommandé de laisser les brins ressuer plusieurs jours (de deux jours à une semaine) et de contrôler leur température avant de les rentrer.

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Le stockage dans vos bâtiments


Veillez à choisir pour l’entreposage de vos fourrages un bâtiment avec une configuration « idéale », à savoir, un bâtiment bien aéré et ventilé et si possible, sans alimentation électrique. Préférez également un bâtiment séparé d’autres sources potentielles d’incendie (éloigné notamment du stockage des automoteurs) mais non isolé et équipé d’un robinet d’incendie armé (RIA), plus efficace qu’un extincteur car il garantit une quantité d’eau plus importante. Le conditionnement de vos balles (carrées ou rondes) joue également un rôle important pour limiter le risque d’échauffement. Préférez des balles rondes moins denses et évitez de trop les serrer entre elles. Contrôlez l’étanchéité de la toiture et aménagez un espace de manœuvre suffisant autour des tas et des bâtiments à fourrage. Enfin afin d’éviter tout incident dans votre exploitation agricole, il faut surveiller constamment votre stock et apprendre à reconnaître les signes annonciateurs d’un échauffement.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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